Il est urgent de redonner aux Français un destin commun !

J’ai rappelé au Président de la République, au cours de l’entretien que nous avons eu aujourd’hui, que le rôle du chef de l’État n’est pas de diviser les Français et de les opposer les uns aux autres. Le sentiment d’injustice dans notre pays est fort et lorsque le gouvernement décide que la suppression de l’ISF est financée par la baisse des pensions de retraite, il ne rend pas service à la Nation.

La réussite collective de notre pays ne peut se résumer à la somme des réussites individuelles. La France a besoin d’un destin commun et malheureusement ses deux premières années à l’Elysée auront abimé la concorde civile. Il y a urgence à retisser les liens entre les Français eux-mêmes.

J’ai dit au Président de la République que la colère des Français est la conséquence directe de l’absence de résultat de sa politique. En presque deux ans, les Français n’auront vu ni le chômage réellement baisser, ni le pouvoir d’achat progresser, ni l’immigration maitrisée, ni la sécurité s’améliorer, ni les comptes publics se redresser.

Je lui ai dit que les annonces contradictoires qui se multiplient produisent chez nos concitoyens plus d’anxiété que d’adhésion. Il est temps qu’il fixe un cap, il est temps de quitter la transgression pour la cohérence.

Enfin, la colère des Français ne trouvera pas d’issue heureuse dans un bidouillage institutionnel. L’enjeu démocratique passe d’abord par les territoires. Nous sommes confrontés à une société de l’éloignement qui a cassé le lien entre les pouvoirs publics et le citoyen. Il faut d’urgence engager le 3ème acte de la décentralisation en privilégiant la proximité et en faisant confiance aux élus locaux.

Bruno RETAILLEAU
Président du groupe Les Républicains au Sénat


[REPLAY] B. RETAILLEAU invité de PUBLIC SÉNAT - 31/01/19

Bruno Retailleau était l'invité de l'émission Territoires d'Infos sur Public Sénat et les Ondés Radio le jeudi 31 janvier 2019.


Loi anticasseurs: Retailleau dénonce une «dévitalisation» de son texte - Le Figaro - 29/01/19

INTERVIEW - Pour le président du groupe LR au Sénat, qui avait déposé une proposition de loi après l'épisode des black blocs de Notre-Dame-des-Landes en 2018, l'Assemblée nationale a totalement dénaturé le texte initial.

LE FIGARO. - Quelles modifications du texte accepteriez-vous?

Bruno RETAILLEAU. - Oui à l'amélioration, non à la dévitalisation. Je jugerai sur pièces. Je ne demande pas mieux que ce texte soit amélioré. Une navette parlementaire le permettrait. Il y a un équilibre à trouver entre la sécurité et la liberté publique, mais j'entends bien, dans le chœur des pleureuses et la culture de l'excuse, ceux qui depuis des décennies ont désarmé l'État régalien. C'est pour cette raison que la France est confrontée aujourd'hui à des situations d'extrême violence. Si notre texte est totalement neutralisé, autant ne rien faire. Il n'est pas question que le Sénat donne une garantie de fermeté au gouvernement en cas de faux-semblant. Les faux-semblants, ça suffit! La loi asile et immigration s'était transformée en loi de gestion des files d'attente. Emmanuel Macron est encore prisonnier du «en même temps». Il essaye d'envoyer des signes à l'électorat de droite, mais nous verrons si ce signe relève d'une réelle volonté d'agir.

Pourquoi votre proposition vous semble-t-elle dévitalisée?

Malheureusement, l'Assemblée a totalement dénaturé ce texte sur deux points essentiels: l'instauration de périmètres de sécurité qui permettrait aux préfets d'ordonner des fouilles pour savoir s'il existe des armes par nature ou par destination a été supprimée. La deuxième dénaturation concerne le délit de dissimulation. En imposant au juge de prouver que celui qui dissimule son visage délibérément participe aux troubles, vous videz la mesure de sa substance.

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Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 30/01/2019.

Par Emmanuel Galiero


[REPLAY] Bruno RETAILLEAU invité d'EUROPE 1 - 29/01/19

Bruno Retailleau était l'invité politique de Sonia Mabrouk sur Europe 1 le mardi 29 janvier 2019. L'occasion de revenir sur les déclarations de Christophe Castaner à propos des Djihadistes, de parler de la Loi Anti Casseurs ainsi que de la désignation de François-Xavier Bellamy comme tête de liste pour les élections européennes.


L'annonce de fermeté d’Edouard Philippe n’était-elle qu’un coup de com ?

L’Assemblée nationale s’est attachée à amoindrir la portée du texte voté par le Sénat.

D’abord, elle a supprimé la possibilité pour le Préfet de prévoir un périmètre de sécurité autour des manifestations. Ce périmètre permettrait pourtant de fouiller et de stopper les individus qui se rendent à des manifestations avec des armes, des cagoules ou des objets dangereux.

D'autre part, l’Assemblée nationale a dévitalisé une disposition essentielle du texte qu’est la création d’un délit lorsqu’une personne participe cagoulée à une manifestation. En effet, l’Assemblée nationale a précisé que le juge doit prouver que l’individu qui dissimule son visage entend participer aux troubles. Ce point rendra difficile la tâche des magistrats.

L’examen de la proposition de loi par l’Assemblée nationale risque fort de ne déboucher sur rien de concret, un faux-semblant de plus. Si le texte reste en l’état, l’annonce de fermeté du Premier ministre n’aura été qu’un coup de com.

 

Bruno Retailleau, Président du groupe Les Républicains au Sénat

Catherine Troendlé, Rapporteur du texte et sénatrice du Haut-Rhin


[REPLAY] B. RETAILLEAU invité des "4 Vérités" sur FRANCE 2 – 24/01/19

Bruno Retailleau était l'invité de Caroline Roux sur France 2 le 24 janvier 2019


Retraites : Emmanuel Macron veut-il fabriquer de nouveaux pauvres ?

Nous venons d’apprendre que Mr. Delevoye envisage de mettre en place un système de surcôte lié à l’âge des départs à la retraite. Il y a beaucoup d’hypocrisie dans cette proposition.

On feint de ne pas toucher à l’âge légal de départ mais en même temps, dans les faits, on diminue le montant des pensions de ceux qui partent à l’âge légal !

Ajoutons que Mr. Delevoye envisage très sérieusement de contenir la valeur du point à un rythme inférieur à la croissance économique.

La logique du gouvernement n’a pas changé : après la hausse de la CSG et la désindexation des retraites, le gouvernement veut aller plus loin et faire payer les retraités.

Sa logique n’est pas la nôtre.

La priorité est de maintenir le niveau des retraites et de cesser de punir ceux qui ont travaillé toute leur vie. Emmanuel Macron veut-il fabriquer de nouveaux pauvres ?

Une vraie réforme n’est envisageable que si clairement on relève l’âge de départ progressivement à 64,5 ans. C’est à cette condition que l’on garantira le maintien de leur revenu aux retraités.

 

Bruno Retailleau, Président du groupe Les Républicains


[REPLAY] B. RETAILLEAU invité de J-P. ELKABBACH sur CNEWS – 16/01/19

Le 16 janvier 2019, Bruno Retailleau était l’invité de Jean-Pierre Elkabbach dans la matinale de CNEWS.

 


[REPLAY] B. RETAILLEAU invité de J-J. BOURDIN sur BFMTV – 15/01/19

Le 15 janvier 2019, Bruno Retailleau était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC. L’occasion de revenir sur l’actualité, notamment le Grand Débat proposé par le Président de la République.

 


Violences : Notre arsenal judiciaire et pénal doit être renforcé !

La multiplication des violences contre les forces de l’ordre ces dernières semaines appelle des réponses fortes. Notre arsenal judiciaire et pénal doit être renforcé. Cette violence anti-flics est inadmissible, elle ne date malheureusement pas d’aujourd’hui, les Black blocs de Notre-Dame-des-Landes avaient tracé la voie.

 

Le Sénat a voté le 23 octobre dernier une proposition de loi que j’ai présentée tendant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs.

Ce texte prévoit deux volets. Un volet préventif avec la constitution d’un fichier des manifestants violents permettant de leur interdire de manifester. Un volet répressif avec la création d’un nouveau délit puni de 15 000 euros d’amende et de  1 an de prison pour ceux qui dissimulent leur visage lors d’une manifestation sur la voie publique.

 

J’appelle le gouvernement et le Premier ministre à reprendre cette proposition de loi à l’Assemblée nationale dans les meilleurs délais. On peut aller vite, le texte est prêt et a déjà été voté par la majorité sénatoriale.

 

 

Bruno Retailleau

Président du groupe Les Républicains au Sénat