«Le traité Mercosur-UE est d’un autre temps» B. RETAILLEAU - Le Figaro - 11/07/19

TRIBUNE - Le président du groupe LR au Sénat dénonce la «tartufferie écologique» du président de la République. S’il se dit favorable à la liberté d’entreprendre, il déplore un accord désastreux pour notre agriculture et la santé des consommateurs.

«Make our planet great again.» C’était en juin 2017. La formule macronienne avait fait mouche, piquant au vif un Donald Trump parti en guerre contre l’accord de Paris. Un an plus tard, Emmanuel Macron était sacré par les Nations unies «champion de la Terre». Rien que cela! Mais au lieu d’un titre de champion, c’est un Molière qui aurait dû lui être décerné. Car à travers son soutien au traité avec le Mercosur, la tartufferie écologique s’étale au grand jour, sur fond d’un drame économique, celui de l’agriculture française, et dont le roman de HouellebecqSérotonineconstitue la fable malheureuse.

Les mêmes qui font le procès du glyphosate ouvrent nos marchés à ceux qui chez eux l’utilisent massivement

De quoi s’agit-il avec cet accord? De doper la croissance, nous explique-t-on. Mais à coup d’antibiotiques et de molécules interdites sur le sol européen, comme l’atrazine par exemple. Nos concitoyens savent-ils qu’au Brésil 74 % des produits phytosanitaires utilisés sont prohibés en Europe? Qu’on se rassure: des contrôles drastiques seront établis. Compte tenu de l’insuffisance des contrôles existants, il est permis d’en douter. Ainsi, en 2017, un rapport de l’IGF soulignait que, sur un poste d’inspection frontalier français, «aucune recherche d’hormones n’était réalisée sur la base des viandes importées ; la recherche d’antibiotiques n’était réalisée que pour la viande d’agneau et de cheval». Soyons honnêtes avec les consommateurs: la traçabilité n’était pas garantie, le risque sanitaire existe. Cette honnêteté est d’autant plus nécessaire que l’hypocrisie à laquelle on assiste est insupportable: les mêmes qui font le procès du glyphosate ouvrent nos marchés à ceux qui chez eux l’utilisent massivement ; les mêmes qui s’émeuvent de la condition animale délivrent des laissez-passer aux gigantesques fermes usines sud-américaines. «L’en même temps», encore et toujours. Beaucoup redoutent aujourd’hui que, d’une science, l’écologie ne devienne une religion

Ces accords commerciaux sont d’un autre temps

Une chose est sûre: elle a désormais ses faux dévots, vrais hypocrites exigeant des autres les vertus environnementales qu’ils piétinent eux-mêmes, distribuant des indulgences à ceux prêts à en payer le prix. Certes, tout accord commercial implique des compromis réciproques. Mais justement: de quelle réciprocité a bénéficié une agriculture française qui, prise entre le marteau de la concurrence déloyale et l’enclume des contraintes environnementales ou sociales, a perdu deux points de parts de marché depuis dix ans, soit le plus fort recul mondial sur les marchés agricoles? Notre puissance agricole s’érode et voilà que la Commission européenne, avec la complicité sinon la passivité du gouvernement français, se propose de l’affaiblir davantage. Ce renoncement de plus, c’est la trahison de trop. Comment les éleveurs de bovins, étrillés par une succession de crises, pourront-ils résister à l’arrivée sur le marché européen de 99.000 tonnes de viande bovine produite à bas coût? Comment notre filière volaille pourra-t-elle s’en sortir alors que déjà 43 % des poulets consommés en France sont importés et que cet accord prévoit 180 000 tonnes supplémentaires en provenance d’Amérique du Sud? Un gigantesque plan social menace de se produire, avec son cortège d’exploitations fermées, son lot de familles précarisées et de vies brisées. Quel prix faudra-t-il encore payer pour satisfaire aux folles exigences d’un libre-échange dévoyé et dépassé?

La liberté est d’abord ce que nous en faisons

Car ces accords commerciaux sont d’un autre temps. Construits sur l’illusion de la mondialisation heureuse, pensés dans un monde où les limites n’avaient pas droit de cité - à commencer par nos ressources limitées -, négociés dans le dos des peuples alors que nos concitoyens exigent désormais la transparence, ils représentent tout ce qui a échoué, tout ce qui nous a emmenés au bord du précipice économique, écologique et politique. Lors des dernières élections européennes, tous les partis sans exclusive ont défendu le principe d’une protection accrue face aux dérives de la globalisation. Mais à peine les isoloirs démontés, les engagements pris sont immédiatement trahis! Il n’aura pas fallu deux mois pour qu’Emmanuel Macron abandonne son rôle de composition, celui de champion de la protection européenne, et qu’il revienne à son répertoire original: le libre-échange sans conditions. Je crois aux vertus de l’échange. Toutes les nations qui, dans l’histoire, ont fait le choix du repli économique, étouffé l’aspiration naturelle des hommes à la liberté, placé des barrières infranchissables aux échanges, toutes ont perdu en croissance comme en grandeur. Mais il en va dans la vie économique comme dans la vie tout court: la liberté est d’abord ce que nous en faisons.

Qu’à l’intérieur de nos frontières on libère nos entreprises du carcan réglementaire et fiscal qui les étouffent, c’est une nécessité. Mais qu’au nom d’un néolibéralisme daté on fasse sauter toutes les protections extérieures, nous plaçant en situation de dépendance au mépris notamment de notre souveraineté alimentaire, voilà qui défigure et empêche toute authentique politique de liberté. On voudrait souffler sur le feu illibéral qu’on ne s’y prendrait pas mieux. Ouvrons les yeux: c’est à travers de telles décisions que se préparent les futures insurrections électorales.


[REPLAY] B. RETAILLEAU - Sud Radio - 11/07/19

Bruno RETAILLEAU était l'invité du petit déjeuner politique de Patrick Roger le jeudi 11 juillet 2019.




Taxe sur le transport aérien : C’est une ânerie !

Cela faisait quelques jours que le gouvernement n’avait pas créé de nouvelles taxes. Il vient de se ressaisir !
Cette fois ci, ce sont les entreprises de transport aérien qui sont dans le collimateur. Elles vont devoir s’acquitter d’une taxe qu’elles seront les seules à payer en Europe et dans le monde.
Dans un secteur concurrentiel comme le transport aérien, où le prix du billet ne cesse de baisser, c’est leur compétitivité qui sera touchée car elles ne pourront pas répercuter cette taxe sur le consommateur.
Alors que les entreprises françaises de transport aérien souffrent déjà d’une surcharge d’impôts en tout genre, le gouvernement en remet une couche. C’est une ânerie !
Cette taxe n’aura aucun effet sur le climat, elle se contentera de remplir les caisses d’un État qui a abandonné toute ambition de réduire son train de vie.
Le seul effet de cette taxe sera de fragiliser les entreprises aériennes françaises déjà malmenées par la concurrence.

Bruno Retailleau
Président du groupe Les Républicains au Sénat


[REPLAY] B.RETAILLEAU - FRANCE 2 - 02/07/19

Bruno RETAILLEAU était l'invité de Caroline ROUX dans les 4 Vérités sur France 2 le mardi 2 juillet 2019. L'occasion de revenir sur 4 sujets :

  • Commission européenne
  • Mercosur
  • Nicolas Sarkozy
  • Les Républicains




MERCOSUR "Nous ne devons rien lâcher pour nos agriculteurs !" B. RETAILLEAU

L'accord avec le Mercosur est un nouveau coup de poignard dans le dos des agriculteurs. Il signe une double capitulation, sociale et environnementale. 
 

  • Capitulation sociale car c’est bien un gigantesque plan social qui risque de se produire avec ce mauvais accord : comment les éleveurs de bovins, déjà plongés dans la crise, pourront-ils résister à l’arrivée sur le marché européen de 99 000 tonnes de viande bovine produite à bas coût ? Comment notre filière volaille pourra-t-elle s’en sortir alors que déjà 43% des poulets consommés en France sont importés et que cet accord prévoit 180 000 tonnes supplémentaires venant d’Amérique du Sud ? 
     
  • Capitulation environnementale car les produits agricoles qui demain arriveront sur le marché européen l’ont été avec des substances qui aujourd’hui sont interdites en France. Rien qu’au Brésil, 74% des produits phytosanitaires utilisés sont prohibés en Europe ! Lors des Etats généraux de l’alimentation, Emmanuel Macron avait plaidé pour une alimentation saine et durable et aujourd’hui, il qualifie de « bon accord » un texte qui risque de mettre à terre des filières qui font des efforts considérables en matière de qualité et de responsabilité environnementale, au profit des fermes usines sud-américaines. Ce double discours sur l’écologie est insupportable ! 

Le Parlement français doit absolument se prononcer sur cet accord. Tout comme nos députés doivent défendre au Parlement européen les intérêts agricoles français. Nous ne devons rien lâcher pour nos agriculteurs. J’attends également qu’au niveau européen, des réformes démocratiques soient entreprises car ces accords commerciaux, conçus dans l’opacité la plus totale, doivent être enfin soumis à l’information des peuples et faire l’objet d’une plus grande association des parlements nationaux, avant toute signature. La commission européenne doit sortir de sa bulle idéologique : le libre échange dévoyé, les européens n’en veulent plus ; la concurrence déloyale, nos concitoyens n’en peuvent plus. Faire sauter les dernières barrières pour nos éleveurs alors qu’il y a seulement quelques semaines les européens ont très largement exprimé leur besoin de protection, c’est un déni de démocratie. C’est avec de telles décisions que se préparent les prochaines insurrections électorales. 

Bruno RETAILLEAU
Sénateur de la Vendée et Président du Groupe LR au Sénat


Burkini 'La France n'a pas à baisser pavillon face un islam conquérant !'

La France doit résister. Elle doit résister pour défendre ses principes, ceux qui fondent la paix civile en France. 

La France est le pays de la liberté et de l’égalité. La femme y est l’égale de l’homme. Tous ceux qui sont en France doivent respecter nos règles et notre mode de vie. 

A l’opération prosélyte qui consiste à imposer le port du Burkini à la piscine, une réponse de grande fermeté s’impose. La France n’a pas à baisser pavillon face un islam conquérant. La France n’a à changer sous la pression d’aucun communautarisme et tous ceux qui sont en France doivent se conformer à la règle commune et respecter notre histoire ainsi que nos valeurs qui sont universelles. 

Le communautarisme vers lequel le Président de la République et La République En Marche nous emmènent n’est pas mon choix. C’est le choix de la France du « face à face », pas celui du rassemblement.

Bruno RETAILLEAU
Président du groupe Les Républicains au Sénat


[REPLAY] B. RETAILLEAU - France Inter - 20/06/19

Bruno RETAILLEAU était l'invité de Léa Salamé le jeudi 20 juin 2019 sur France Inter. L'occasion de revenir sur l'avenir de la droite, l'assurance chômage ou la PMA pour toutes.




[REPLAY] B. RETAILLEAU - France Info - 22/05/19

Bruno RETAILLEAU était l'invité de France Info le mercredi 22 mai 2019. L'occasion de revenir sur l'actualité : élections européennes, PMA, Vincent Lambert...


[REPLAY]B. RETAILLEAU – BFMTV – 07/05/19

Bruno RETAILLEAU était l'invité de Jean-Jacques BOURDIN le 7 mai 2019


[REPLAY]B. RETAILLEAU - RTL - 25/04/19

Bruno RETAILLEAU était l'invité d'Elizabeth Martichoux dans la matinale de RTL le 24 avril 2019