[REPLAY] B. RETAILLEAU - LCI - 29/01/20

Bruno RETAILLEAU était l'invité politique d'Elizabeth Martichoux sur LCI le mercredi 29 janvier 2020


[REPLAY] B. RETAILLEAU - Europe 1 - 07/01/20

Bruno RETAILLEAU était l'invité d'Europe 1 le mardi 7 janvier 2020, l'occasion de revenir sur la réforme des retraites.


Décision de la Cour de Cassation sur la GPA : réaction de B. RETAILLEAU

Le 18 décembre, la Cour de Cassation a déclaré que deux hommes ayant eu recours à la GPA étaient considérés comme parents à part entière de l’enfant.

Cette validation de la parenté d’intention est une jurisprudence qui bouleverse notre droit de la filiation et qui va conduire à une légalisation de fait, sinon de droit, de la GPA dans notre pays. Nous ne pouvons pas l’accepter. Évidemment pour des raisons morales : la GPA, c’est la location d’un utérus et la vente d’un enfant, le plus souvent par des femmes pauvres au profit d’hommes riches. Mais aussi pour des raisons politiques : ce n’est pas au juge de faire la loi, mais au législateur, représentant légitime du peuple français.

Dans le cadre du projet de révision des lois bioéthiques au Sénat, je m’opposerai à la PMA sans père, notamment parce qu’elle est le cheval de Troie de la GPA. Car au nom de quoi refusera t’on aux couples d’hommes ce que l’on a accordé aux couples de femmes ? Mais je déposerai aussi des amendements visant à réaffirmer explicitement l’interdiction de la GPA dans notre droit. Ce sera un moment de vérité.

Si le gouvernement est favorable à la GPA, qu’il le dise. Mais l’exécutif doit cesser de se cacher derrière le judiciaire pour faire aboutir des régressions éthiques qu’il n’ose pas assumer.

Bruno RETAILLEAU


[REPLAY] B. RETAILLEAU - RTL - 17/12/19

Bruno RETAILLEAU était mardi 17 décembre 2019 l'invité d'Alba Ventura sur RTL. L'occasion de revenir sur sa proposition de service minimum garanti dans les transports et la réforme des retraites.


[REPLAY] B. RETAILLEAU - LCI - 11/12/19

Bruno RETAILLEAU était l'invité d'Elizabeth MARTICHOUX sur LCI le 11 décembre 2019


Lycéennes voilées pendant les cours : le Gouvernement ne peut pas rester dans l’ambiguïté

COMMUNIQUÉ

Moins d’un mois après que la rectrice de l’académie de Versailles ait refusé de visiter une école à Clamart en raison de la présence de mères voilées dans l’établissement, l’Express révèle que dans un lycée de Seine-Saint-Denis, des lycéennes voilées assistent à certains cours et que dans un établissement des Hauts-de-Seine les manifestations communautaires sont nombreuses et même tolérées.

Ces révélations sont une confirmation de ce que beaucoup savent mais que trop peu osent dire : aujourd’hui l’islam politique progresse et la République recule. Elle recule lorsque l’interdiction des signes religieux à l’école publique n’est plus respectée. Elle recule lorsque les menus communautaires sont autorisés et que certains contenus ne peuvent plus être enseignés. Elle recule aussi lorsque le Gouvernement refuse d’interdire le port du voile islamique pour les accompagnants scolaires que le Sénat a voté.

Face à cette dérive, le Gouvernement ne peut pas rester dans l’ambiguïté. Jean Michel Blanquer doit s’expliquer. Le Ministre de l’Education Nationale ne peut pas affirmer d’un côté que « le voile n’est pas souhaitable » et tolérer la présence d’élèves voilées à l’école de la République, en dépit de la loi de 2004. Cet « en même temps » est insupportable, ces accommodements déraisonnables sont irresponsables : à force de composer, c’est la République qui se décompose. J’attends du Gouvernement qu’il envoie un message clair : la laïcité n’est pas négociable, la République n’est pas à géométrie variable.

Bruno RETAILLEAU


Laïcité : l’État doit sortir du double discours et cesser d’ignorer la loi de 1905.

Alors qu’à grand renfort de communication le ministre de l’intérieur annonce une mobilisation de tous les préfets de France dans la lutte contre le communautarisme, nous avons pris connaissance ce matin d’une lettre du directeur de Cabinet du Rhône adressée à la Président de l’université de Lyon II qui peut faire sérieusement douter de la réalité de cette mobilisation annoncée. Ecrite il y a 8 jours, ce courrier annonce la tenue des « Assises territoriales de l’Islam de France » qui selon l’auteur « visent à accompagner l’émergence de structures départementales du culte musulman » . Le premier enjeu de ces assises annoncé par le directeur de Cabinet du préfet est profondément attentatoire à notre pacte Républicain et à la Laïcité telle qu’elle est prévue par la loi. En effet, il s’agit de « mieux faire connaître l’Islam dans la société civile notamment via les médias »
L’Etat aurait-il pour objectif d’aider une religion à faire de nouveaux adeptes ? A t-il la prétention de devenir l’attaché de presse d’un culte ?
Dans les ateliers qui se dérouleront lors de ses assises départementales, un sera consacrée à « la valorisation des interactions entre l’Islam et la société civile ».
Et cette journée se passera à la Préfecture du Rhône...
Il n’y aurait pas de difficultés à ce que les musulmans du département du Rhône organisent une journée comme celle-ci. Ce qui est très grave c’est l’implication de la préfecture et donc de l’Etat, ce qui est grave c’est qu’en faisant cela, l’Etat devient le collaborateur d’un culte.

Aussi je demande à Christophe Castaner de sortir de ce double discours. Il ne peut continuer à vanter la laïcité à Paris dans les paroles tout en balayant toute évolution législative pour l’adapter aux menaces que fait peser sur la République l’Islam politique. En refusant de faire évoluer la loi sur les signes religieux dans les sorties scolaires ou sur la présence de listes communautaires aux élections, le gouvernement sème le doute sur la réalité de son engagement à lutter contre ces menaces. Le gouvernement ne peut pas à la fois inviter les préfets à la vigilance sur le communautarisme à coup de circulaires qui se contentent de rappeler la loi tout en laissant certains d’entre eux ignorer cette même loi dans les territoires.
Je lui demande de s’expliquer rapidement sur l’attitude de la préfecture du Rhône.

Lettre_DIRCAB_à_DOMPNIER_Pdte_Univ_Lyon2_Assises_Islam_12112019-1-1


[REPLAY] B. RETAILLEAU - France Inter - 27/11/19

Bruno Retailleau était l'invité de Léa Salamé sur France Inter le mercredi 27 novembre pour évoquer la situation au Mali, la réforme des retraites ainsi que sa proposition de loi pour garantir un service minimum dans les transports publics.


Réforme des retraites : Le gouvernement doit revoir sa copie

La réforme des retraites proposée par Emmanuel Macron n’est pas acceptable en l’état. Derrière de grands principes proclamés se cache une réforme qui va baisser substantiellement le pouvoir d’achat des retraités.

Alors que le gouvernement présente son régime comme favorable aux femmes, quelques calculs concrets et précis montrent qu’il n’en est rien. En supprimant les trimestres supplémentaires accordés aux femmes qui ont eu des enfants, le projet du gouvernement fait baisser substantiellement les pensions des femmes qui sont déjà dans une situation défavorisée. L’étude publiée ce matin par l’Institut de la protection sociale vaut mieux que de longs discours.

Le gouvernement fait fausse route et ses manœuvres pour cacher son objectif de baisser les pensions apparaissent aujourd’hui au grand jour. Non seulement les femmes seront les grandes victimes de la réforme mais les familles de 3 enfants seront matraquées. Comment peut-on oublier la dimension familiale et démographique dans une système par répartition ?

Le gouvernement doit reprendre sa copie ; un système de retraite plus juste s’impose, certainement pas un système qui généralise la paupérisation des retraités. Il doit cesser de se cacher derrière les régimes spéciaux, qu’il faut absolument réformer. La réforme des régimes spéciaux ne doit pas être le prétexte à une baisse généralisée du pouvoir d’achat des retraités.

Bruno RETAILLEAU


"Nous devons instaurer un service minimum garanti" B. RETAILLEAU - JDD - 24/11/19

INTERVIEW - Le président des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, va déposer dans les prochains jours une proposition de loi permettant aux entreprises des transports publics de réquisitionner des personnels grévistes pour garantir un service minimum.

A dix jours du lancement de la grève contre la réforme des retraites, synonyme de journée noires pour les usagers de la SNCF ou de la RATP, la droite remet sur la table la question du service minimum dans les transports. Le président des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, déposera d'ici le 5 décembre une proposition de loi créant un "droit aux transports publics garanti". Depuis la loi de 2007 sur le service minimum votée sous le mandat de Nicolas Sarkozy, les grévistes ont l'obligation d'informer leur direction 48 heures à l'avance, afin que l'entreprise puisse s'organiser avec les personnels non-grévistes et informer au plus tôt les usagers. "C'est un progrès, mais cela n'a rien d'un service minimum garanti", estime l'élu LR.

Vous plaidez pour un service minimum dans les transports publics. Comment le mettre en œuvre?

Nous allons déposer au Sénat d'ici le 5 décembre une proposition de loi créant un nouveau droit : le droit aux transports publics garanti pour les usagers.

Comment?

Nous proposons d'instaurer une obligation pour les entreprises de transport public de garantir un tiers du trafic quotidien aux heures de pointe, c'est-à-dire le matin et le soir. En cas de grève, l’entreprise pourrait se tourner d’abord vers les non-grévistes, bien sûr, pour assurer les dessertes. Mais en cas de mouvement massif, la proposition de loi autorise, comme c’est déjà le cas pour les personnels hospitaliers ou les pompiers par exemple, la réquisition de personnels grévistes. Il n'est plus possible que le droit de grève conduise à prendre tout un pays et toute une économie en otage, comme cela risque d’être encore le cas le 5 décembre. Ce sont les Français qui en subissent les conséquences. Or, il y a une nouvelle donne que nous devons prendre en compte. Les transports publics n'ont plus le même poids qu'hier. Ce sont désormais des millions de Français qui les utilisent au quotidien. Et il y a un enjeu écologique, aussi. Si on veut réussir la transition écologique, on doit proposer des services publics de transport en commun qui soient attractifs, donc réguliers. C'est pourquoi nous devons instaurer un service minimum garanti.

Ce service minimum n'existe-t-il pas déjà depuis la loi de 2007?

La loi de 2007 était une première étape, mais elle rencontre ses limites. Elle prévoit des règles pour faciliter le dialogue social - mais il est dépassé en cas de crise - et l’obligation pour les personnels grévistes d'informer leur direction 48 heures à l’avance pour que l'entreprise puisse s’organiser et informer les usagers. C'est un progrès, mais cela n'a rien d'un service minimum garanti.

Quid du droit de grève, qui a valeur constitutionnelle?

Tout comme le droit de grève, le principe de continuité des services publics a une valeur constitutionnelle et il n'est clairement pas respecté aujourd’hui dans les transports. La jurisprudence du Conseil constitutionnel prévoit la possibilité d’interdire purement et simplement le droit de grève aux agents "dont la présence est indispensable pour assurer le fonctionnement des services publics dont l’interruption porterait atteinte aux besoins essentiels du pays". Dans une décision de 1979, le Conseil avait considéré que l’audiovisuel public était un "besoin essentiel du pays". Si c’est le cas pour la télévision publique, je crois que nous pouvons estimer que les transports publics correspondent aussi à "un besoin essentiel du pays".

Ne cherchez-vous pas surtout à bloquer toute opposition à une réforme?

En aucun cas. C’est une question d'équilibre et de bon sens. Un droit de grève mature peut perturber un service public, mais en aucun cas le bloquer totalement. Nous ne voulons pas interdire le droit de grève mais faire en sorte qu’un autre principe de valeur constitutionnelle soit respecté. Même avec un tiers du trafic garanti, je vous assure qu'il y aura des perturbations! Et nous proposons par ailleurs dans notre texte, en cas grève ou de retard des transports publics - SNCF, bus ou bateaux - que le remboursement des usagers soit désormais automatique, sans avoir à effectuer aucune demande ou démarche particulière, à partir du moment où ils auront acheté leur billet par carte bancaire. Ce remboursement ne pourra pas se faire non plus sous forme de bons d'achat ou d'avoirs.

Par Christine Ollivier