La délinquance et la violence prennent des proportions inquiétantes

L’été aura été meurtrier pour les forces de l’ordre. Encore une fois un délinquant deja condamné pour rébellion a tué un policier père de famille. C’est la même logique, celle du refus de toute l’autorité et celle d’une absence de réponse pénale adaptée qui a conduit à la mort d’un chauffeur de bus il y a quelques semaines où à celle de la jeune gendarme près d’Agen.
Mes pensées vont aux familles de ces victimes qui ne faisaient que leur travail.
Le gouvernement ne peut plus se contenter de la seule fermeté d’un communiqué. La fermeté doit être la règle. Il est grand temps que la politique pénale en France fasse un virage à 180 degré et que ceux qui commettent des délits contre les biens et les personnes ne bénéficient d’aucune indulgence dès le premier délit. C’est à la police de faire peur aux délinquants ; les peines doivent être prononcées rapidement et réellement exécutées.
La délinquance et la violence prennent des proportions inquiétantes .
Une remise en question générale des politiques pénales suivies depuis Mme Taubira devient urgente parce qu’elles ne fonctionnent pas et qu’elles conduisent à une insécurité qui ne cesse de croître. J’appelle Emmanuel Macron à sortir de l’angélisme et du laxisme qui a caractérisé son action depuis le début du quinquennat.


Cette élection est un désastre pour En Marche, qui est décidément un parti hors sol.

Lors des ces municipales, les Français ont rejeté le duel que voulaient leur imposer Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Cette élection est un désastre pour En Marche, qui est décidément un parti hors sol. C’est aussi un échec pour le RN qui ne parvient pas à s’implanter, sinon à Perpignan mais avec une liste qui avait rejeté l’étiquette du parti. Cette situation de bloquage nous conduit à une impasse démocratique, avec une abstention record. Dans une période de grandes tensions sociales et existentielles, cette situation est très dangereuse.

La droite confirme quant à elle son implantation locale, conquiert de nouvelles villes et échoue là où la confusion des convictions lui a été fatale. Une majorité de Français continue donc de faire confiance à la droite au plan local. Mais si elle veut transformer ces succès locaux en victoire nationale, la droite a encore beaucoup de chemin à parcourir. Elle peut réconcilier la France des villes et des campagnes, mais à trois conditions. D’abord défendre nos libertés, et notamment locales; le Sénat fera des propositions sur la décentralisation dès cette semaine. Ensuite assurer la sécurité physique et économique des Français, en rétablissant notre souveraineté économique et en restaurant l’autorité de l’Etat. Enfin en promouvant une écologie humaine, qui puisse concilier le respect de la nature et la prospérité de nos compatriotes. Il y a sans doute des aspirations communes entre la préservation chère à la droite et la sobriété prônée par certains écologistes, mais à condition de s’écarter de la décroissance qui appauvrit les Français et du progressisme qui abolit toute limite.

Bruno Retailleau


Affaire Fillon : Force Républicaine réaffirme son soutien à François Fillon

Réunis ce matin en assemblée générale, nous réaffirmons le soutien de Force Républicaine à François Fillon, notre Président fondateur.  

 

Les déclarations d’Eliane Houlette sont une confirmation de ce que nous avons toujours dénoncé : l’application d’un régime de défaveur à l’encontre de François Fillon et à son épouse, l’instrumentalisation d’une affaire dans laquelle tout a été mis en œuvre pour abattre le candidat de la droite à la dernière élection présidentielle.

 

Contraint par ces révélations, Emmanuel Macron a saisi le Conseil Supérieur de la Magistrature. Cette habileté ne trompe personne. Nous attendons que le CSM demande et publie les instructions du Parquet Général au PNF pendant la procédure, afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

 

Car les Français ont le droit de savoir. Ils ont le droit de savoir si l’indépendance de leur Justice a été bafouée. Ils ont le droit de savoir si la démocratie a été faussée, si le débat des dernières Présidentielles a été tronqué. L’enjeu est trop lourd pour que la vérité soit étouffée.

 

L’Assemblée Générale de Force Républicaine


Proposition de loi pour assouplir les conditions d’expulsion des étrangers qui ne respecteraient pas nos lois.

Le groupe Les Républicains au Sénat déposera prochainement une proposition de loi pour assouplir les conditions d’expulsion des étrangers qui ne respecteraient pas nos lois.

En effet, le Gouvernement laisse croire que les Tchétchènes mis en cause dans les violences à Dijon seront expulsés. Cette fermeté de façade relève de l’hypocrisie d’Etat : compte tenu des textes en vigueur, que le Gouvernement connaît parfaitement,il y a fort à parier que ces expulsions n’auront pas lieu.

Car pour priver ces individus de leur statut de réfugié et ensuite les expulser, il faudrait soit qu’ils représentent une menace grave à la sûreté de l’Etat soit qu’ils aient été condamnés définitivement, en dernier ressort, pour un acte de terrorisme ou pour un crime puni de 10 ans d’emprisonnement (article L 711-6 du CESEDA). Cette difficulté équivaut à une quasi-impossibilité et donc, en définitive, à une forme d’impunité. Ce sujet avait d’ailleurs été soulevé dans l’affaire Pavlenski.  

Le même problème se pose d’ailleurs pour les expulsions d’étrangers qui ne sont pas réfugiés. Ainsi l’imam de Gonesse, cet islamiste qui avait fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, n’avait finalement pas été expulsé, et avait même bénéficié d’un titre de séjour parce qu’il était marié et avait un enfant.

La France est un Etat de droit et elle doit le rester. Mais le droit ne doit pas devenir un obstacle à la loi, à son autorité voire à sa crédibilité. Or aujourd’hui, pour le caïd comme pour l’islamiste, l’Etat bien souvent n’est plus crédible : il n’expulse plus, il ne punit plus, ou si peu.

Face aux multiples désordres publics et civiques que notre pays doit affronter, l’Etat doit reprendre le contrôle et envoyer un message clair : la France n’offrira son hospitalité qu’à ceux qui respecteront ses lois.

 

Bruno RETAILLEAU

 


Accord de libre échange avec le Mexique : la France doit faire jouer son droit de veto.

La crise sanitaire a malheureusement révélé de nombreuses faiblesses dans notre pays. On peut citer notre dépendance à l’étranger concernant par exemple la fourniture de médicaments ou de matériel médical. La France et l’Europe ont perdu leur indépendance sanitaire.

Il y a un domaine dans lequel notre pays, grâce au travail des agriculteurs, a gardé une réelle capacité à produire, il s’agit de l’agriculture et de l’agroalimentaire. On ne peut que se féliciter d’avoir conservé notre souveraineté alimentaire. Pendant la crise il n’y a pas eu de pénurie alimentaire.

Dans ces conditions, comme si étions condamnés à perpétuellement refaire les erreurs du passé, la Commission européenne vient de proposer de baisser de 10% la superficie des terres cultivables en Europe et donc en France. Et parallèlement, elle propose un accord de libre échange avec le Mexique qui touche justement aux produits agricoles. Le Mexique pourra produire et exporter en Europe ce que les terres européennes ne seront plus autorisées à produire. Tout cela est absurde. Il y a urgence à stopper ces dérives.

Le Président de la République et le Gouvernement ne peuvent pas rester silencieux ; j’attends de leur part une condamnation ferme et sans équivoque, une dénonciation de l’absence de lucidité des instances européennes. Je demande à la France de faire jouer son droit de veto.

Bruno RETAILLEAU


COVID 2019 : La déresponsabilisation des autorités nationales a été évitée et la loi protegera juridiquement les acteurs locaux.

COMMUNIQUÉ :

Au terme d’une semaine de débats tendus entre le Sénat d’une part, et le Gouvernement et les députés En Marche d’autre part, la sagesse l’a emporté. La loi sur le déconfinement fera bien la distinction entre la responsabilité des autorités nationales qui ont décidé de la stratégie de ce déconfinement, et les acteurs locaux qui n’en sont que les exécutants. Chacun aura ainsi à assumer ses propres responsabilités : le Gouvernement, qui dispose dans le cadre de la loi d’urgence sanitaire de pouvoirs exceptionnels et d’une connaissance fine des recommandations scientifiques. Et les maires, chefs d’entreprises et directeurs d’école, qui appliquent les directives venues d’en haut et qui ne pourront donc être pénalement poursuivis que s’ils ont commis des fautes délibérées.

La Commission Mixte Paritaire qui s’est réunie ce matin a été ainsi plus raisonnable que le Gouvernement, qui s’était opposé par la voix de Nicole Belloubet à ce que soit clarifiée la responsabilité des acteurs locaux. Elle rend aussi un grand service au Gouvernement, en évitant qu‘une déresponsabilisation des autorités nationales soit perçue par les Français comme une loi d’auto-amnistie pour protéger les puissants.

Grâce au Sénat et tout particulièrement à Philippe Bas, le président de la Commission des Lois, les acteurs locaux vont pouvoir dès lundi rouvrir les écoles et les entreprises dans la confiance et la sérénité, indispensables à la réussite du déconfinement. C’est bien le moins, quand on mesure la somme des obstacles que les maires, les chefs d’entreprise et les directeurs d’école vont devoir franchir pour faire redémarrer notre pays.

 

Comme à chaque fois depuis le début de l’épidémie, le Sénat aura ainsi été fidèle à sa ligne de conduite : une attitude à la fois bienveillante et exigeante pour ne pas bloquer l’action du Gouvernement, tout en donnant aux Français un maximum de garanties pour affronter au mieux cette période si difficile.

Bruno Retailleau


Le Conseil d’État vient de donner une leçon au Gouvernement

La circulaire Castaner qui cherchait à tripatouiller le résultat des élections municipales s’apparentait à un coup de force contre la démocratie.

Le Gouvernement ne voulait pas que les Français aient une photographie juste du résultat des élections municipales. On retrouve avec cette manœuvre les travers du macronisme : une tendance à préférer le théâtre et l’ambiguïté à la vérité.

La manœuvre était double :

-      - Pas d’étiquette politique en dessous de 9000 habitants parce que LaREM n’est pas capable de gagner des mairies dans cette strate de population ;

-     - L’apparition d’une nouvelle catégorie politique « listes divers centre » qui regrouperait non seulement les listes investies par LaREM mais également les listes plus ou moins soutenues par laREM.

C’était une véritable manipulation qui permettait à LaREM de gonfler ses résultats et de revendiquer des victoires là où elle n’aurait même pas eu de candidat.

Le pot aux roses a été dénoncé par de nombreux juristes et le Conseil d’État vient d’infliger un véritable camouflet au Gouvernement. Il a relevé une erreur manifeste d’appréciation et une atteinte à l’égalité entre les nuances. Le Gouvernement est sévèrement désavoué.

C’est le deuxième désaveu après l’avis sur le projet de loi retraite en quelques jours. Le Conseil d’Etat vient de donner une leçon au Gouvernement et de lui rappeler que nous étions dans un état de droit. Le pouvoir ne peut pas s’assoir sur la démocratie et tout se permettre.

 

Bruno RETAILLEAU


Décision de la Cour de Cassation sur la GPA : réaction de B. RETAILLEAU

Le 18 décembre, la Cour de Cassation a déclaré que deux hommes ayant eu recours à la GPA étaient considérés comme parents à part entière de l’enfant.

Cette validation de la parenté d’intention est une jurisprudence qui bouleverse notre droit de la filiation et qui va conduire à une légalisation de fait, sinon de droit, de la GPA dans notre pays. Nous ne pouvons pas l’accepter. Évidemment pour des raisons morales : la GPA, c’est la location d’un utérus et la vente d’un enfant, le plus souvent par des femmes pauvres au profit d’hommes riches. Mais aussi pour des raisons politiques : ce n’est pas au juge de faire la loi, mais au législateur, représentant légitime du peuple français.

Dans le cadre du projet de révision des lois bioéthiques au Sénat, je m’opposerai à la PMA sans père, notamment parce qu’elle est le cheval de Troie de la GPA. Car au nom de quoi refusera t’on aux couples d’hommes ce que l’on a accordé aux couples de femmes ? Mais je déposerai aussi des amendements visant à réaffirmer explicitement l’interdiction de la GPA dans notre droit. Ce sera un moment de vérité.

Si le gouvernement est favorable à la GPA, qu’il le dise. Mais l’exécutif doit cesser de se cacher derrière le judiciaire pour faire aboutir des régressions éthiques qu’il n’ose pas assumer.

Bruno RETAILLEAU


Lycéennes voilées pendant les cours : le Gouvernement ne peut pas rester dans l’ambiguïté

COMMUNIQUÉ

Moins d’un mois après que la rectrice de l’académie de Versailles ait refusé de visiter une école à Clamart en raison de la présence de mères voilées dans l’établissement, l’Express révèle que dans un lycée de Seine-Saint-Denis, des lycéennes voilées assistent à certains cours et que dans un établissement des Hauts-de-Seine les manifestations communautaires sont nombreuses et même tolérées.

Ces révélations sont une confirmation de ce que beaucoup savent mais que trop peu osent dire : aujourd’hui l’islam politique progresse et la République recule. Elle recule lorsque l’interdiction des signes religieux à l’école publique n’est plus respectée. Elle recule lorsque les menus communautaires sont autorisés et que certains contenus ne peuvent plus être enseignés. Elle recule aussi lorsque le Gouvernement refuse d’interdire le port du voile islamique pour les accompagnants scolaires que le Sénat a voté.

Face à cette dérive, le Gouvernement ne peut pas rester dans l’ambiguïté. Jean Michel Blanquer doit s’expliquer. Le Ministre de l’Education Nationale ne peut pas affirmer d’un côté que « le voile n’est pas souhaitable » et tolérer la présence d’élèves voilées à l’école de la République, en dépit de la loi de 2004. Cet « en même temps » est insupportable, ces accommodements déraisonnables sont irresponsables : à force de composer, c’est la République qui se décompose. J’attends du Gouvernement qu’il envoie un message clair : la laïcité n’est pas négociable, la République n’est pas à géométrie variable.

Bruno RETAILLEAU


Laïcité : l’État doit sortir du double discours et cesser d’ignorer la loi de 1905.

Alors qu’à grand renfort de communication le ministre de l’intérieur annonce une mobilisation de tous les préfets de France dans la lutte contre le communautarisme, nous avons pris connaissance ce matin d’une lettre du directeur de Cabinet du Rhône adressée à la Président de l’université de Lyon II qui peut faire sérieusement douter de la réalité de cette mobilisation annoncée. Ecrite il y a 8 jours, ce courrier annonce la tenue des « Assises territoriales de l’Islam de France » qui selon l’auteur « visent à accompagner l’émergence de structures départementales du culte musulman » . Le premier enjeu de ces assises annoncé par le directeur de Cabinet du préfet est profondément attentatoire à notre pacte Républicain et à la Laïcité telle qu’elle est prévue par la loi. En effet, il s’agit de « mieux faire connaître l’Islam dans la société civile notamment via les médias »
L’Etat aurait-il pour objectif d’aider une religion à faire de nouveaux adeptes ? A t-il la prétention de devenir l’attaché de presse d’un culte ?
Dans les ateliers qui se dérouleront lors de ses assises départementales, un sera consacrée à « la valorisation des interactions entre l’Islam et la société civile ».
Et cette journée se passera à la Préfecture du Rhône...
Il n’y aurait pas de difficultés à ce que les musulmans du département du Rhône organisent une journée comme celle-ci. Ce qui est très grave c’est l’implication de la préfecture et donc de l’Etat, ce qui est grave c’est qu’en faisant cela, l’Etat devient le collaborateur d’un culte.

Aussi je demande à Christophe Castaner de sortir de ce double discours. Il ne peut continuer à vanter la laïcité à Paris dans les paroles tout en balayant toute évolution législative pour l’adapter aux menaces que fait peser sur la République l’Islam politique. En refusant de faire évoluer la loi sur les signes religieux dans les sorties scolaires ou sur la présence de listes communautaires aux élections, le gouvernement sème le doute sur la réalité de son engagement à lutter contre ces menaces. Le gouvernement ne peut pas à la fois inviter les préfets à la vigilance sur le communautarisme à coup de circulaires qui se contentent de rappeler la loi tout en laissant certains d’entre eux ignorer cette même loi dans les territoires.
Je lui demande de s’expliquer rapidement sur l’attitude de la préfecture du Rhône.

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