Loi Anti-casseurs : réaction de B. RETAILLEAU

Le Conseil constitutionnel a confirmé la conformité à la Constitution de l’essentiel des dispositions contenues dans la PPL sénatoriale « anti-casseurs » destinée à assurer la liberté de manifester.
Le Conseil constitutionnel a rejeté la plupart des arguments des détracteurs du texte et a validé la création d’un nouveau délit de dissimulation du visage. Ce délit permettra de condamner pénalement ceux qui participent masqués aux manifestations avec l’intention de casser. Ce nouveau délit qui entre aujourd’hui dans notre droit est le cœur de cette nouvelle loi.
La censure du Conseil constitutionnel n’a porté que l’article 3, article dont les dispositions avaient été durcies par l’Assemblée nationale par rapport au texte issu du Sénat.
Avec cette décision dont on ne peut que se féliciter, le Conseil constitutionnel confirme que notre démocratie peut se donner les moyens de lutter contre l’hyper violence.


80 km/h : le Sénat veut de la souplesse

Le Sénat a adopté un amendement de Michel RAISON (Les Républicains, Haute-Saône) pour pouvoir moduler la vitesse maximale autorisée de 80 km/h, à l’occasion de l’examen du projet de loi d’orientation des mobilités

Le Sénat vient d’envoyer un signal fort en faveur des territoires, de nos concitoyens et de leurs élus : l’abaissement des limitations de vitesse à 80 km/h doit se faire au cas par cas et en concertation avec les élus locaux afin de l’adapter aux réalités des territoires.

Concrètement, cet amendement donne compétence aux présidents de département et aux préfets pour relever la vitesse maximale autorisée sur les routes dont ils ont la gestion, après avis de la commission départementale de la sécurité routière.

Pour le groupe les Républicains, cet amendement apporte une réponse équilibrée aux mécontentements exprimés par de nombreux Français : ni laxisme, ni dogmatisme. Il n’est pas question de dire qu’on peut aller plus vite partout mais au contraire qu’il faut adapter sa vitesse.

Ce n’est pas dans un bureau parisien qu’on peut décider de la vitesse adéquat à avoir dans un virage d’une route départementale de la Vendée, du Cantal ou de la Haute-Saône !

 

Bruno Retailleau
Sénateur de la Vendée
Président du groupe Les Républicains


Emmanuel Macron ne sait pas où il va et les casseurs en profitent

Ce qui s’est passé hier à Paris est grave.

Le gouvernement ne peut pas dire qu’il a été surpris. Les casseurs réitèrent leurs actions semaines après semaines. Ce qui s’est passé est un échec grave pour le gouvernement qui est incapable de faire respecter l’ordre !

2 000 blocks block se moquent allègrement du ministre de l’intérieur dont les déclarations martiales tranchent avec l’état des Champs Elysées ce matin.

La semaine dernière, Emmanuel Macron a fait la fine bouche avec la loi anticasseurs ; il ne sait pas où il va et les casseurs en profitent. Il est grand temps qu’Emmanuel Macron cesse de naviguer à vue, qu'il cesse d’hésiter et qu'il cesse de faire du va et vient avec sa ligne politique.

 

Bruno RETAILLEAU
Président du groupe Les Républicains au Sénat


Ce qui se passe à Paris rend plus légitime que jamais la PPL anticasseurs que le Sénat vient de voter !

La violence a une nouvelle fois déferlé à Paris. Des groupes organisés sèment le chaos, ils cassent, ils pillent.

C'est inadmissible !

Une nébuleuse extrêmiste ultraviolente, black blocks et autres, inflitre le cortège.

Les casseurs sont masqués pour rester anonymes et pour échapper à la justice. Ce sont des professionnels du désordre. L'autorité de l'Etat, au fil de ces semaines de violences, est foulée au pied. La réaction des pouvoirs publics doit être d'une immense fermeté.

Ce qui se passe à Paris rend plus légitime et utile que jamais la proposition de loi anticasseur que le Sénat vient de voter.

Il faut que le pays se donne les moyens de condamner et punir les casseurs pour assurer le droit de manifester publiquement.

 

Bruno RETAILLEAU
Président du Groupe Les Républicains au Sénat


Loi Anticasseurs : l'exécutif devrait laisser travailler sereinement le parlement !

Le Président de la République a décidé de saisir le Conseil constitutionnel sur le projet de loi anticasseurs adopté par l’Assemblée nationale et que le Sénat va examiner demain.

Après avoir été défavorable à ce projet quand il était porté par le Sénat, puis soudainement favorable au point de voir l’Assemblée nationale le durcir, l’exécutif est désormais ni pour, ni contre, bien au contraire !

C’est un bien cruel désaveu infligé à sa majorité et c’est une bien curieuse annonce alors que le texte n’est même pas encore adopté puisque le Sénat ne l’a pas encore voté !

Tout cela laisse une grande impression d’amateurisme et décrédibilise l’action publique.

L’exécutif devrait laisser travailler sereinement le Parlement au lieu d’interférer sans cesse de manière contradictoire. En effet, le sujet est grave, car il concerne la sécurité des forces de l’ordre et la liberté des Français de manifester pacifiquement. Le Gouvernement doit cesser de jouer au plus fin avec les Français et dire clairement s’il assume de lutter contre les casseurs.


Tribune sur l'Europe d'E. MACRON : réaction de B. RETAILLEAU

La tribune d’Emmanuel Macron, c’est un peu la tirade du Tartuffe de la scène européenne.

Emmanuel Macron prétend rassembler l'Europe alors qu’il ne cesse, depuis des mois, de jeter de l’huile sur le feu. Pour rassembler les Européens, encore faudrait-il ne pas les diviser inutilement en installant ce faux clivage entre les progressistes et les nationalistes. Encore faudrait-il ne pas provoquer les italiens en parlant de lèpre populiste ou mépriser les polonais en remettant en cause la légitimité de leur gouvernement. Entre les grands discours et les petites phrases, Emmanuel Macron doit choisir.

Emmanuel Macron prétend réformer l’Europe alors qu’il n’a obtenu aucune vraie réforme sur le travail détaché, qu’il cède à Bruxelles sur le budget pour nos agriculteurs ou qu’il a échoué à faire émerger un géant européen du ferroviaire. Emmanuel Macron est isolé sur la scène européenne, il n’a été suivi par aucun autre pays sur ses propositions, qu’il s’agisse de la réforme de la zone euro ou de la taxation des Gafa. Surtout, avec un déficit en hausse et une compétitivité en berne, la France est la lanterne rouge de l’Europe.

Emmanuel Macron devrait commencer par réformer la France avant de prétendre réformer l’Europe.Emmanuel Macron prétend faire renaître l’Europe alors qu’il propose la vieille Europe, l’Europe des structures technocratiques, avec encore une conférence, encore une agence, encore une banque. Emmanuel Macron appelle à une Renaissance de l’Europe mais cette renaissance est une obsolescence. En Europe comme en France, nos concitoyens attendent une Europe des résultats, pas une Europe des débats.

Au fond, cette tribune européenne est une tribune très macronienne : incantatoire et technocratique, c’est une tribune qui enfile les mots comme on enfile les perles.

Bruno Retailleau


Réactions de l’exécutif sur le rapport Benalla : quel triste spectacle donné aux Français !

L’exécutif donne le sentiment de perdre les pédales après la publication du résultat de la commission d’enquête du Sénat.
Les déclarations partent dans tous les sens. Quel triste spectacle donné aux Français !
Benjamin Griveaux porte un jugement sur un rapport qu’il finit par avouer ne pas avoir lu. Le Premier ministre en appelle à la séparation des pouvoirs et Madame Belloubet prétend réinterpréter la Constitution. On aurait préféré entendre l’exécutif prendre conscience de ses erreurs et s’expliquer sur le fond de l’affaire. Les déclarations du Premier ministre ne sont pas à la hauteur de sa fonction.
Alors que notre pays traverse une crise démocratique profonde, le Premier ministre prend le risque d’ajouter à la confusion et à la défiance des Français envers les institutions.
Le Sénat respecte scrupuleusement la loi et la Constitution, il ne se laissera pas intimider et ne sera jamais aux ordres de quiconque.

Bruno Retailleau
Président du groupe Les Républicains au Sénat


Il est urgent de redonner aux Français un destin commun !

J’ai rappelé au Président de la République, au cours de l’entretien que nous avons eu aujourd’hui, que le rôle du chef de l’État n’est pas de diviser les Français et de les opposer les uns aux autres. Le sentiment d’injustice dans notre pays est fort et lorsque le gouvernement décide que la suppression de l’ISF est financée par la baisse des pensions de retraite, il ne rend pas service à la Nation.

La réussite collective de notre pays ne peut se résumer à la somme des réussites individuelles. La France a besoin d’un destin commun et malheureusement ses deux premières années à l’Elysée auront abimé la concorde civile. Il y a urgence à retisser les liens entre les Français eux-mêmes.

J’ai dit au Président de la République que la colère des Français est la conséquence directe de l’absence de résultat de sa politique. En presque deux ans, les Français n’auront vu ni le chômage réellement baisser, ni le pouvoir d’achat progresser, ni l’immigration maitrisée, ni la sécurité s’améliorer, ni les comptes publics se redresser.

Je lui ai dit que les annonces contradictoires qui se multiplient produisent chez nos concitoyens plus d’anxiété que d’adhésion. Il est temps qu’il fixe un cap, il est temps de quitter la transgression pour la cohérence.

Enfin, la colère des Français ne trouvera pas d’issue heureuse dans un bidouillage institutionnel. L’enjeu démocratique passe d’abord par les territoires. Nous sommes confrontés à une société de l’éloignement qui a cassé le lien entre les pouvoirs publics et le citoyen. Il faut d’urgence engager le 3ème acte de la décentralisation en privilégiant la proximité et en faisant confiance aux élus locaux.

Bruno RETAILLEAU
Président du groupe Les Républicains au Sénat


L'annonce de fermeté d’Edouard Philippe n’était-elle qu’un coup de com ?

L’Assemblée nationale s’est attachée à amoindrir la portée du texte voté par le Sénat.

D’abord, elle a supprimé la possibilité pour le Préfet de prévoir un périmètre de sécurité autour des manifestations. Ce périmètre permettrait pourtant de fouiller et de stopper les individus qui se rendent à des manifestations avec des armes, des cagoules ou des objets dangereux.

D'autre part, l’Assemblée nationale a dévitalisé une disposition essentielle du texte qu’est la création d’un délit lorsqu’une personne participe cagoulée à une manifestation. En effet, l’Assemblée nationale a précisé que le juge doit prouver que l’individu qui dissimule son visage entend participer aux troubles. Ce point rendra difficile la tâche des magistrats.

L’examen de la proposition de loi par l’Assemblée nationale risque fort de ne déboucher sur rien de concret, un faux-semblant de plus. Si le texte reste en l’état, l’annonce de fermeté du Premier ministre n’aura été qu’un coup de com.

 

Bruno Retailleau, Président du groupe Les Républicains au Sénat

Catherine Troendlé, Rapporteur du texte et sénatrice du Haut-Rhin


Réforme constitutionnelle : Emmanuel Macron est à la recherche de la toute puissance !

Les annonces du gouvernement concernant la réforme constitutionnelle ont une ligne directrice ; le débat gêne le Président de République. Pour Emmanuel Macron les élus sont des gêneurs. Il l’avait exprimé concernant les élus locaux, voilà maintenant les parlementaires dans le collimateur. Le droit d’amendement serait limité et le débat étouffé. Emmanuel Macron est à la recherche de la toute puissance.

Les élus de tous horizons politiques lui rappellerons ensemble que les parlementaires sont l’expression de la démocratie. Qu’il n’y a pas de débat sans liberté au parlement, sans droit pour l’opposition.

Sa majorité pléthorique et aux ordres ne lui suffit plus, Emmanuel Macron veut désormais réduire l’expression démocratique de ses opposants. Le fondateur d’En Marche veut que tout le monde marche au pas. Ce n’est pas acceptable. Nous sommes loin de l’esprit de rassemblement et d’ouverture affiché par Emmanuel Macron.

Bruno RETAILLEAU