Je ne serai pas aujourd’hui place de la République.

Je ne serai pas aujourd’hui place de la République.

Comme tous les républicains, j’ai dans le cœur Samuel Paty. Comme tous les patriotes, je veux combattre la barbarie qui ensanglante une nouvelle fois notre pays.

Mais justement.

Il y a eu trop d’attaques sans vraies ripostes. Trop de marches suivies de trop de reculs. Trop d’hommages sans courage.

Alors non, je n’y serai pas.

L’émotion, je la comprends. L’effroi, je le ressens. Mais les bougies n’arrêteront pas l’incendie. Les pleurs ne nous protègeront pas des tueurs islamistes.

Je suis un responsable public. Et ce qu’attendent les Français de leur République aujourd’hui, ce sont des armes et non des larmes.

Des armes pour sanctionner vraiment. Des armes pour expulser immédiatement. Des armes pour combattre efficacement.

Non, je ne serai pas place de la République. Car je sais où est d’abord la place des républicains authentiques. Elle est aux côtés des professeurs qui à l’école portent à bout de bras la République. Elle est aux côtés des policiers qui sont aujourd’hui accusés d’une violence qu’ils subissent. Elle est aux côtés de nos soldats qui, là-bas, au Mali sont en première ligne contre la barbarie islamiste. Elle est aussi au cœur de nos institutions politiques, au parlement, pour briser l’omerta, pour renforcer nos lois face à la charia.

Cette place, je la tiendrai. Ce combat, je le mènerai. Avec bien d’autres. Car dans cette guerre contre l’islam politique, nous aurons besoin de toutes les bonnes volontés républicaines, toutes les combattivités patriotiques. Plutôt que des marches, des hommages et des bougies, c’est d’abord cette combattivité française que nous devons à Samuel Paty.

Dans le combat contre l’islamisme notre place est sur la ligne de front, pas dans les manifestations.

Bruno RETAILLEAU


Attaque de Champigny sur Marne : Les Français préféreraient que le gouvernement parle moins et agisse plus

L’attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne sur Marne vient allonger la longue liste des agressions inadmissibles commises contre les forces de l’ordre. On le voit bien les agresseurs n’ont peur de rien, en tout cas certainement pas des forces de l’ordre.
Il y a urgence à ce que la peur change de camp. Ce n’est ni aux honnêtes gens ni aux forces de l’ordre de craindre les voyous. C’est aux voyous de craindre la police et la justice.
Comme à son habitude M Darmanin va plonger dans son dictionnaire pour trouver une nouvelle formule, de nouveaux mots pour illustrer sa fermeté et sans doute écrire une énième circulaire.
Les français préféraient que le gouvernement parle moins et agisse plus. Car il ne prend aucune initiative sur la double peine ou sur les peines planchers, il est tétanisé à l’idée de reconquérir les quartiers, et se garde bien de prendre à bras le corps la question du contrôle de l’immigration.
Le ministre de l’intérieur illustre parfaitement l’adage populaire « grand diseux, petit faiseux »


Séparatisme : Face à l’islam politique, cela ne suffira pas.

Le Président de la République a présenté aujourd’hui les grandes lignes du projet de loi contre « les séparatismes ».

Face à l’islam politique, cela ne suffira pas.

Car malgré quelques mesures allant dans le bon sens et que d’ailleurs nous proposions, comme la possibilité pour les Préfets de se substituer à des élus ayant des pratiques communautaristes, Emmanuel Macron ne va ni au bout ni au fond des choses.

  • Il ne va pas au bout des choses car s’il veut vraiment réaffirmer l’exigence de laïcité et de neutralité, pourquoi refuse-t-il l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires pour les accompagnants dans les sorties scolaires que le Sénat a voté ? Pourquoi ne renforce-t-il pas les sanctions contre le port du niqab dans l’espace public en suspendant notamment les aides sociales pour les récidivistes ? Pourquoi ne défend-il pas l’interdiction du voile à l’université publique ?

 

  • Il ne va pas au fond des choses car dans son discours, le Chef de l’Etat a égrené les conséquences du communautarisme islamiste mais sans jamais s’intéresser aux causes, à commencer par la première : le laisser aller migratoire. Si nous nous ne reconduisons pas aux frontières les clandestins, si nous ne mettons pas un frein au regroupement familial, si nous ne modifions pas la loi pour expulser les étrangers qui ne respectent pas nos lois, nous ne gagnerons pas cette guerre contre le communautarisme islamiste. Car si dans bien des quartiers, les populations se séparent, c’est d’abord parce que les frontières que nous ne tenons plus se reconstituent sur le territoire national, élevant des murs selon les origines et les confessions. Et ce n’est pas en enseignant l’arabe à l’école, comme le veut le Président de la République, que nous briserons ces frontières communautaires, mais par l’apprentissage de notre langue, de notre histoire, de nos valeurs.

 

Moins d’immigration et plus d’assimilation : ce sont les deux digues que nous devons élever si nous ne voulons pas être submergés par la marée islamiste. Le temps presse. Nous n’avons plus le temps pour l’en même temps. Il faut agir vite et fort et c’est ce que proposera le groupe LR du Sénat sur ce projet de loi.

Bruno RETAILLEAU


Menaces contre Zineb EL RHAZOUI : Bruno Retailleau demande à l'Etat d'agir

COMMUNIQUÉ

Ces dernières heures, de nombreuses menaces ont été proférées sur Twitter par des personnes proches de la mouvance islamiste contre Zineb El Rhazoui. Des pans entiers de sa vie privée ont été dévoilés mettant en danger sa vie et celle de sa famille.

Il n’est pas admissible qu’aucune réponse à ces menaces et à cette violation manifeste de sa vie privée ne soit apportée rapidement par les pouvoirs publics et par Twitter.

En protégeant Zineb El Rhazoui et sa famille et en mettant hors d’état de nuire ceux qui la menacent, le gouvernement prouverait que sa bataille contre l’hydre islamiste n’est pas qu’une incantation sans volonté.

Je demande à ce que des poursuites soient systématiquement engagées pour fermer les comptes Twitter et traduire devant la Justice ceux qui profèrent ces menaces et qui mettent en danger la vie des personnes qui comme Zineb El Rhazoui, se battent avec courage contre l’islam radical.

Bruno RETAILLEAU


"Les propositions de L. Vacher vont à l'inverse de ce qu'il faut faire !" B. RETAILLEAU

Les propositions de l’inspecteur des finances Laurent Vacher pour financer la dépendance vont à l’inverse de ce qu’il faudrait faire. En bon haut fonctionnaire de Bercy qui se respecte, la solution est simple : augmenter encore les impôts, créer de nouveaux « prélèvements obligatoires » et continuer à baisser le pouvoir d’achat des retraités.
Le rapporteur va même jusqu’à proposer de ponctionner les réserves des régimes de retraites !!!
Tout cela n’est pas raisonnable mais se situe dans la parfaite continuité des solutions dépensières et à courte vue dont l’État n’a que trop abusé. Il faut vivre bien loin des réalités pour croire que le niveau des impôts peut en France encore augmenter.
Si nous voulons conserver notre niveau de vie et améliorer nos standards sociaux, il faudra se résoudre à travailler plus ; c’est justement la solution que rejette d’emblée le rapport commandé par le Gouvernement.
Bruno RETAILLEAU
Président du Groupe LR au Sénat

La délinquance et la violence prennent des proportions inquiétantes

L’été aura été meurtrier pour les forces de l’ordre. Encore une fois un délinquant deja condamné pour rébellion a tué un policier père de famille. C’est la même logique, celle du refus de toute l’autorité et celle d’une absence de réponse pénale adaptée qui a conduit à la mort d’un chauffeur de bus il y a quelques semaines où à celle de la jeune gendarme près d’Agen.
Mes pensées vont aux familles de ces victimes qui ne faisaient que leur travail.
Le gouvernement ne peut plus se contenter de la seule fermeté d’un communiqué. La fermeté doit être la règle. Il est grand temps que la politique pénale en France fasse un virage à 180 degré et que ceux qui commettent des délits contre les biens et les personnes ne bénéficient d’aucune indulgence dès le premier délit. C’est à la police de faire peur aux délinquants ; les peines doivent être prononcées rapidement et réellement exécutées.
La délinquance et la violence prennent des proportions inquiétantes .
Une remise en question générale des politiques pénales suivies depuis Mme Taubira devient urgente parce qu’elles ne fonctionnent pas et qu’elles conduisent à une insécurité qui ne cesse de croître. J’appelle Emmanuel Macron à sortir de l’angélisme et du laxisme qui a caractérisé son action depuis le début du quinquennat.


Cette élection est un désastre pour En Marche, qui est décidément un parti hors sol.

Lors des ces municipales, les Français ont rejeté le duel que voulaient leur imposer Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Cette élection est un désastre pour En Marche, qui est décidément un parti hors sol. C’est aussi un échec pour le RN qui ne parvient pas à s’implanter, sinon à Perpignan mais avec une liste qui avait rejeté l’étiquette du parti. Cette situation de bloquage nous conduit à une impasse démocratique, avec une abstention record. Dans une période de grandes tensions sociales et existentielles, cette situation est très dangereuse.

La droite confirme quant à elle son implantation locale, conquiert de nouvelles villes et échoue là où la confusion des convictions lui a été fatale. Une majorité de Français continue donc de faire confiance à la droite au plan local. Mais si elle veut transformer ces succès locaux en victoire nationale, la droite a encore beaucoup de chemin à parcourir. Elle peut réconcilier la France des villes et des campagnes, mais à trois conditions. D’abord défendre nos libertés, et notamment locales; le Sénat fera des propositions sur la décentralisation dès cette semaine. Ensuite assurer la sécurité physique et économique des Français, en rétablissant notre souveraineté économique et en restaurant l’autorité de l’Etat. Enfin en promouvant une écologie humaine, qui puisse concilier le respect de la nature et la prospérité de nos compatriotes. Il y a sans doute des aspirations communes entre la préservation chère à la droite et la sobriété prônée par certains écologistes, mais à condition de s’écarter de la décroissance qui appauvrit les Français et du progressisme qui abolit toute limite.

Bruno Retailleau


Affaire Fillon : Force Républicaine réaffirme son soutien à François Fillon

Réunis ce matin en assemblée générale, nous réaffirmons le soutien de Force Républicaine à François Fillon, notre Président fondateur.  

 

Les déclarations d’Eliane Houlette sont une confirmation de ce que nous avons toujours dénoncé : l’application d’un régime de défaveur à l’encontre de François Fillon et à son épouse, l’instrumentalisation d’une affaire dans laquelle tout a été mis en œuvre pour abattre le candidat de la droite à la dernière élection présidentielle.

 

Contraint par ces révélations, Emmanuel Macron a saisi le Conseil Supérieur de la Magistrature. Cette habileté ne trompe personne. Nous attendons que le CSM demande et publie les instructions du Parquet Général au PNF pendant la procédure, afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

 

Car les Français ont le droit de savoir. Ils ont le droit de savoir si l’indépendance de leur Justice a été bafouée. Ils ont le droit de savoir si la démocratie a été faussée, si le débat des dernières Présidentielles a été tronqué. L’enjeu est trop lourd pour que la vérité soit étouffée.

 

L’Assemblée Générale de Force Républicaine


Proposition de loi pour assouplir les conditions d’expulsion des étrangers qui ne respecteraient pas nos lois.

Le groupe Les Républicains au Sénat déposera prochainement une proposition de loi pour assouplir les conditions d’expulsion des étrangers qui ne respecteraient pas nos lois.

En effet, le Gouvernement laisse croire que les Tchétchènes mis en cause dans les violences à Dijon seront expulsés. Cette fermeté de façade relève de l’hypocrisie d’Etat : compte tenu des textes en vigueur, que le Gouvernement connaît parfaitement,il y a fort à parier que ces expulsions n’auront pas lieu.

Car pour priver ces individus de leur statut de réfugié et ensuite les expulser, il faudrait soit qu’ils représentent une menace grave à la sûreté de l’Etat soit qu’ils aient été condamnés définitivement, en dernier ressort, pour un acte de terrorisme ou pour un crime puni de 10 ans d’emprisonnement (article L 711-6 du CESEDA). Cette difficulté équivaut à une quasi-impossibilité et donc, en définitive, à une forme d’impunité. Ce sujet avait d’ailleurs été soulevé dans l’affaire Pavlenski.  

Le même problème se pose d’ailleurs pour les expulsions d’étrangers qui ne sont pas réfugiés. Ainsi l’imam de Gonesse, cet islamiste qui avait fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, n’avait finalement pas été expulsé, et avait même bénéficié d’un titre de séjour parce qu’il était marié et avait un enfant.

La France est un Etat de droit et elle doit le rester. Mais le droit ne doit pas devenir un obstacle à la loi, à son autorité voire à sa crédibilité. Or aujourd’hui, pour le caïd comme pour l’islamiste, l’Etat bien souvent n’est plus crédible : il n’expulse plus, il ne punit plus, ou si peu.

Face aux multiples désordres publics et civiques que notre pays doit affronter, l’Etat doit reprendre le contrôle et envoyer un message clair : la France n’offrira son hospitalité qu’à ceux qui respecteront ses lois.

 

Bruno RETAILLEAU

 


Accord de libre échange avec le Mexique : la France doit faire jouer son droit de veto.

La crise sanitaire a malheureusement révélé de nombreuses faiblesses dans notre pays. On peut citer notre dépendance à l’étranger concernant par exemple la fourniture de médicaments ou de matériel médical. La France et l’Europe ont perdu leur indépendance sanitaire.

Il y a un domaine dans lequel notre pays, grâce au travail des agriculteurs, a gardé une réelle capacité à produire, il s’agit de l’agriculture et de l’agroalimentaire. On ne peut que se féliciter d’avoir conservé notre souveraineté alimentaire. Pendant la crise il n’y a pas eu de pénurie alimentaire.

Dans ces conditions, comme si étions condamnés à perpétuellement refaire les erreurs du passé, la Commission européenne vient de proposer de baisser de 10% la superficie des terres cultivables en Europe et donc en France. Et parallèlement, elle propose un accord de libre échange avec le Mexique qui touche justement aux produits agricoles. Le Mexique pourra produire et exporter en Europe ce que les terres européennes ne seront plus autorisées à produire. Tout cela est absurde. Il y a urgence à stopper ces dérives.

Le Président de la République et le Gouvernement ne peuvent pas rester silencieux ; j’attends de leur part une condamnation ferme et sans équivoque, une dénonciation de l’absence de lucidité des instances européennes. Je demande à la France de faire jouer son droit de veto.

Bruno RETAILLEAU