Bruno Retailleau : Le Sénat a introduit un peu de bon sens et de pragmatisme dans le projet du gouvernement.

Députés et sénateurs ont trouvé un accord.

Le Sénat a tenu à améliorer le texte du gouvernement. D’abord, nous avons rappelé que la vaccination face au variant est la seule vraie réponse. Sur ce point nous avons été en phase avec le gouvernement. Mais nous avons souhaité corriger les excès du texte initial.

  1. Le Sénat s’est opposé au licenciement des salariés et à la radiation des fonctionnaires qui refuseront de se faire vacciner. Seule la suspension du contrat de travail pour ceux qui sont au contact de personnes fragiles nous a paru envisageable. Le licenciement est une mesure disproportionnée. Le Sénat a laissé un délai supplémentaire d’un mois aux salariés confrontés à un public fragile de se faire vacciner sans craindre la suspension.
  2. Nous avons limité au 15 novembre la durée du pass sanitaire. Pour prolonger ses effets, le gouvernement devra revenir devant le Parlement. Pas de chèque en blanc.
  3. Nous avons mieux dimensionné et rendu progressives les sanctions en cas de non contrôle du pass. 1an de prison et 45 000€ d’amende étaient tout à fait excessif.
  4. Les centres commerciaux ne seront pas soumis au pass sanitaire.
  5. Enfin, nous avons demandé qu’un fond d’indemnisation soit mis en place pour ne pas laisser seules les entreprises face aux conséquences du pass sanitaire obligatoire.

Le Sénat a introduit un peu de bon sens et de pragmatisme dans le projet du gouvernement. L’obligation vaccinale et le Pass sanitaire sont des mesures déjà très fortes. Mais attention, en parallèle le gouvernement doit être en mesure de fournir les doses dont nous avons besoin.

Bruno Retailleau
Président du Groupe les Républicains au Sénat


Élections régionales : La victoire de la droite nous oblige à la clarté et à l'unité.

Les résultats de ces élections régionales et départementales sont nets et sans appel : c’est une grande victoire pour la droite et le centre et un Waterloo politique pour Emmanuel Macron dont les candidats dans les régions mais aussi la ligne stratégique au niveau national sont totalement désavoués.

Ce soir, tous les Présidents de Régions appartenant à notre famille politique sont réélus. Dans ma région, les Pays de la Loire, Christelle Morançais remporte très largement l’élection. Je suis heureux et fier. Heureux que les ligériens aient fait barrage à la gauche extrême, fier qu’ils aient validé le choix fait par la majorité régionale en 2017 de confier la présidence de la Région à Christelle Morançais. Dans cette campagne électorale, sa proximité, son dynamisme mais aussi son refus de ne rien céder aux provocations et aux outrances, ont fait la différence. Elle peut compter sur mon engagement et mon amitié pour poursuivre, à ses côtés, la dynamique engagée depuis 2015 en faveur de nos cinq départements.

Par ailleurs, plus qu’une simple défaite, c’est un revers cuisant que subit ce soir le Président de la République. Emmanuel Macron a perdu son pari : les électeurs ne veulent pas de son duel avec Marine Le Pen ; ils l’ont clairement dit en sanctionnant les candidats de LREM comme du RN, ou en boudant les urnes.

Désormais, seule notre famille politique, la droite et le centre, incarne aux yeux des Français l’espoir d’une alternance. Nous devons être à la hauteur de l’enjeu. Car cette victoire nous oblige à la clarté, pour porter une ligne cohérente et un projet solide, mais également à l’unité afin de dépasser les querelles de personnes et nous mettre en ordre de bataille pour les élections présidentielles.

Bruno Retailleau
Président du groupe Les Républicains au Sénat


1er tour des élections régionales - communiqué de presse de Bruno Retailleau

Ce soir, la droite et le centre arrivent très largement en tête de ce premier tour des élections régionales et départementales, marquées cependant par une abstention record, qui n’épargne aucun territoire.

Pour les nombreux élus locaux, dévoués et enracinés, que comptent notre famille politique, c’est une reconnaissance. Pour les candidats d’Emmanuel Macron comme ceux de Marine Le Pen, c’est une contreperformance, un échec cinglant.

Car ces élections régionales et départementales viennent confirmer ce que les élections municipales et sénatoriales avaient déjà montré : LREM et le RN sont des partis hors sol qui suscitent la défiance sur nos territoires.

A moins d’un an de l’élection présidentielle, le constat est sans appel : les Français, dans leur majorité, ne veulent pas de ce faux duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Ils sont les deux grands perdants de ce premier tour.

Quant à la droite, la preuve est faite qu’elle peut constituer une véritable alternance, si elle trouve la force de dépasser ses divisions comme ses indécisions. Quand la droite est claire et qu’elle ne transige pas sur ses valeurs, elle convainc les électeurs. Les idées de LR sont majoritaires dans le pays, nos élus sont plébiscités sur les territoires : plus que jamais, nous devons nous mobiliser.

Ce soir, je veux féliciter tous nos candidats, et en particulier les présidents de Région de notre famille politique qui arrivent en tête de ce premier tour. Dimanche prochain, pas une seule voix ne doit leur manquer !

 

Bruno Retailleau


Bruno Retailleau : "Là où nous attendions de la clarté, nous avons un surcroît d’ambiguïté."

Situation en PACA et communiqué de Renaud Muselier - Paris, le 4 mai 2021

Je regrette que le communiqué de Renaud Muselier n’apporte pas la clarification attendue. Il ne suffit pas de proclamer, comme Renaud Muselier le fait depuis des semaines, qu’il ne conclura pas d’accord avec En Marche.

Ce communiqué opère même un recul par rapport aux propos de Renaud Muselier lors du comité stratégique de ce matin, puisqu’il ne confirme même pas sa promesse de ne pas intégrer des ministres ou des parlementaires En Marche ! Au contraire, il affirme vouloir travailler avec « tous ceux qui voudront contribuer à son projet » et « étudier, au cas par cas, chaque candidature ».

Là où nous attendions de la clarté, nous avons donc un surcroît d’ambiguïté.

Ce que les électeurs de droite attendent, c’est que Renaud Muselier rompe clairement l’accord annoncé dimanche par le Premier Ministre.

Dans ces conditions, je ne vois pas comment Les Républicains peuvent ce soir accorder l’investiture à Renaud Muselier, sauf à ce que ce dernier présente devant la commission la composition précise de ses listes, afin de lever toute ambiguïté.

Quant à moi, je me suis engagé en politique pour mener une seule bataille, celle des convictions.

Toute cette affaire doit être une leçon pour l’avenir. Si la droite cède à la confusion, elle disparaîtra, si elle retrouve le chemin des convictions, elle se redressera.

Bruno Retailleau


Je ne serai pas aujourd’hui place de la République.

Je ne serai pas aujourd’hui place de la République.

Comme tous les républicains, j’ai dans le cœur Samuel Paty. Comme tous les patriotes, je veux combattre la barbarie qui ensanglante une nouvelle fois notre pays.

Mais justement.

Il y a eu trop d’attaques sans vraies ripostes. Trop de marches suivies de trop de reculs. Trop d’hommages sans courage.

Alors non, je n’y serai pas.

L’émotion, je la comprends. L’effroi, je le ressens. Mais les bougies n’arrêteront pas l’incendie. Les pleurs ne nous protègeront pas des tueurs islamistes.

Je suis un responsable public. Et ce qu’attendent les Français de leur République aujourd’hui, ce sont des armes et non des larmes.

Des armes pour sanctionner vraiment. Des armes pour expulser immédiatement. Des armes pour combattre efficacement.

Non, je ne serai pas place de la République. Car je sais où est d’abord la place des républicains authentiques. Elle est aux côtés des professeurs qui à l’école portent à bout de bras la République. Elle est aux côtés des policiers qui sont aujourd’hui accusés d’une violence qu’ils subissent. Elle est aux côtés de nos soldats qui, là-bas, au Mali sont en première ligne contre la barbarie islamiste. Elle est aussi au cœur de nos institutions politiques, au parlement, pour briser l’omerta, pour renforcer nos lois face à la charia.

Cette place, je la tiendrai. Ce combat, je le mènerai. Avec bien d’autres. Car dans cette guerre contre l’islam politique, nous aurons besoin de toutes les bonnes volontés républicaines, toutes les combattivités patriotiques. Plutôt que des marches, des hommages et des bougies, c’est d’abord cette combattivité française que nous devons à Samuel Paty.

Dans le combat contre l’islamisme notre place est sur la ligne de front, pas dans les manifestations.

Bruno RETAILLEAU


Attaque de Champigny sur Marne : Les Français préféreraient que le gouvernement parle moins et agisse plus

L’attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne sur Marne vient allonger la longue liste des agressions inadmissibles commises contre les forces de l’ordre. On le voit bien les agresseurs n’ont peur de rien, en tout cas certainement pas des forces de l’ordre.
Il y a urgence à ce que la peur change de camp. Ce n’est ni aux honnêtes gens ni aux forces de l’ordre de craindre les voyous. C’est aux voyous de craindre la police et la justice.
Comme à son habitude M Darmanin va plonger dans son dictionnaire pour trouver une nouvelle formule, de nouveaux mots pour illustrer sa fermeté et sans doute écrire une énième circulaire.
Les français préféraient que le gouvernement parle moins et agisse plus. Car il ne prend aucune initiative sur la double peine ou sur les peines planchers, il est tétanisé à l’idée de reconquérir les quartiers, et se garde bien de prendre à bras le corps la question du contrôle de l’immigration.
Le ministre de l’intérieur illustre parfaitement l’adage populaire « grand diseux, petit faiseux »


Séparatisme : Face à l’islam politique, cela ne suffira pas.

Le Président de la République a présenté aujourd’hui les grandes lignes du projet de loi contre « les séparatismes ».

Face à l’islam politique, cela ne suffira pas.

Car malgré quelques mesures allant dans le bon sens et que d’ailleurs nous proposions, comme la possibilité pour les Préfets de se substituer à des élus ayant des pratiques communautaristes, Emmanuel Macron ne va ni au bout ni au fond des choses.

  • Il ne va pas au bout des choses car s’il veut vraiment réaffirmer l’exigence de laïcité et de neutralité, pourquoi refuse-t-il l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires pour les accompagnants dans les sorties scolaires que le Sénat a voté ? Pourquoi ne renforce-t-il pas les sanctions contre le port du niqab dans l’espace public en suspendant notamment les aides sociales pour les récidivistes ? Pourquoi ne défend-il pas l’interdiction du voile à l’université publique ?

 

  • Il ne va pas au fond des choses car dans son discours, le Chef de l’Etat a égrené les conséquences du communautarisme islamiste mais sans jamais s’intéresser aux causes, à commencer par la première : le laisser aller migratoire. Si nous nous ne reconduisons pas aux frontières les clandestins, si nous ne mettons pas un frein au regroupement familial, si nous ne modifions pas la loi pour expulser les étrangers qui ne respectent pas nos lois, nous ne gagnerons pas cette guerre contre le communautarisme islamiste. Car si dans bien des quartiers, les populations se séparent, c’est d’abord parce que les frontières que nous ne tenons plus se reconstituent sur le territoire national, élevant des murs selon les origines et les confessions. Et ce n’est pas en enseignant l’arabe à l’école, comme le veut le Président de la République, que nous briserons ces frontières communautaires, mais par l’apprentissage de notre langue, de notre histoire, de nos valeurs.

 

Moins d’immigration et plus d’assimilation : ce sont les deux digues que nous devons élever si nous ne voulons pas être submergés par la marée islamiste. Le temps presse. Nous n’avons plus le temps pour l’en même temps. Il faut agir vite et fort et c’est ce que proposera le groupe LR du Sénat sur ce projet de loi.

Bruno RETAILLEAU


Menaces contre Zineb EL RHAZOUI : Bruno Retailleau demande à l'Etat d'agir

COMMUNIQUÉ

Ces dernières heures, de nombreuses menaces ont été proférées sur Twitter par des personnes proches de la mouvance islamiste contre Zineb El Rhazoui. Des pans entiers de sa vie privée ont été dévoilés mettant en danger sa vie et celle de sa famille.

Il n’est pas admissible qu’aucune réponse à ces menaces et à cette violation manifeste de sa vie privée ne soit apportée rapidement par les pouvoirs publics et par Twitter.

En protégeant Zineb El Rhazoui et sa famille et en mettant hors d’état de nuire ceux qui la menacent, le gouvernement prouverait que sa bataille contre l’hydre islamiste n’est pas qu’une incantation sans volonté.

Je demande à ce que des poursuites soient systématiquement engagées pour fermer les comptes Twitter et traduire devant la Justice ceux qui profèrent ces menaces et qui mettent en danger la vie des personnes qui comme Zineb El Rhazoui, se battent avec courage contre l’islam radical.

Bruno RETAILLEAU


"Les propositions de L. Vacher vont à l'inverse de ce qu'il faut faire !" B. RETAILLEAU

Les propositions de l’inspecteur des finances Laurent Vacher pour financer la dépendance vont à l’inverse de ce qu’il faudrait faire. En bon haut fonctionnaire de Bercy qui se respecte, la solution est simple : augmenter encore les impôts, créer de nouveaux « prélèvements obligatoires » et continuer à baisser le pouvoir d’achat des retraités.
Le rapporteur va même jusqu’à proposer de ponctionner les réserves des régimes de retraites !!!
Tout cela n’est pas raisonnable mais se situe dans la parfaite continuité des solutions dépensières et à courte vue dont l’État n’a que trop abusé. Il faut vivre bien loin des réalités pour croire que le niveau des impôts peut en France encore augmenter.
Si nous voulons conserver notre niveau de vie et améliorer nos standards sociaux, il faudra se résoudre à travailler plus ; c’est justement la solution que rejette d’emblée le rapport commandé par le Gouvernement.
Bruno RETAILLEAU
Président du Groupe LR au Sénat

La délinquance et la violence prennent des proportions inquiétantes

L’été aura été meurtrier pour les forces de l’ordre. Encore une fois un délinquant deja condamné pour rébellion a tué un policier père de famille. C’est la même logique, celle du refus de toute l’autorité et celle d’une absence de réponse pénale adaptée qui a conduit à la mort d’un chauffeur de bus il y a quelques semaines où à celle de la jeune gendarme près d’Agen.
Mes pensées vont aux familles de ces victimes qui ne faisaient que leur travail.
Le gouvernement ne peut plus se contenter de la seule fermeté d’un communiqué. La fermeté doit être la règle. Il est grand temps que la politique pénale en France fasse un virage à 180 degré et que ceux qui commettent des délits contre les biens et les personnes ne bénéficient d’aucune indulgence dès le premier délit. C’est à la police de faire peur aux délinquants ; les peines doivent être prononcées rapidement et réellement exécutées.
La délinquance et la violence prennent des proportions inquiétantes .
Une remise en question générale des politiques pénales suivies depuis Mme Taubira devient urgente parce qu’elles ne fonctionnent pas et qu’elles conduisent à une insécurité qui ne cesse de croître. J’appelle Emmanuel Macron à sortir de l’angélisme et du laxisme qui a caractérisé son action depuis le début du quinquennat.