Monsieur le Président : on ne joue pas avec la biodiversité !

Le Président de la République a tort d’instrumentaliser à chaud le rapport sur la biodiversité au bénéfice de son parti !

Son intervention se situe toujours sur le même thème : attiser les peurs pour justifier une politique du bâton ! Et comme coupable idéal : les agriculteurs ! Comme totem « la fin de glyphosate » !

« 1 millions d’espèces vont disparaître », hier matin Aurore Berger parlait même de « la fin du monde » !

Le titre du rapport est choisi à dessein pour interpeller. Le pré rapport mentionnait 500000 à 1000000 d’espèces menacées si on ne fait rien. C’était un appel à agir !

Oui, le constat est alarmant au niveau mondial : métropolisation de l’habitat et artificialisation des terres, déforestation, pollution de l’eau et diminution de l’eau potable, exploitation des ressources naturelles (mines) sans respect de la nature…

Mais c’est tout le contraire de ce qui se passe en France où la prise de conscience est là et est partagée depuis longtemps déjà. Les actions sont engagées.  Il ne faut pas inquiéter les français mais les encourager dans la voie que nous avons choisie :

Nos agriculteurs sont parmi les plus performants du monde et progressent chaque année, nous reboisons la France et notre forêt est gérée durablement, notre droit minier a intégré depuis longtemps un volet environnemental conséquent. Les filières de recyclage, la diminution des emballages à la source, la France est en pointe sur chacun de ces sujets !

La France est au travail ! En Bretagne, récemment, on a observer une augmentation du nombre des abeilles dans les essaims.

Reste le problème de l’étalement urbain, de la pollution lumineuse dans les villes, qui sont aujourd’hui redoutables pour les insectes, de l’arrivée par la mondialisation des échanges, d’espèces invasives, de virus, … Or, parmi les espèces menacées il y a des plantes mais aussi de nombreux insectes. Les insectes sont la nourriture des oiseaux et des chauves-souris… C’est la toute la chaine alimentaire qui en danger. Au bout, il y a l’homme.

Nous avons fait des progrès collectivement en France. Il faut en faire encore. Il faut aussi aujourd’hui porter ce message au monde et aider les autres pays à protéger leur forêt, je pense notamment aux deux poumons du monde : le bassin de l’Amazone et celui du Congo. Au Congo et sur le continent Africain, cela passe par une réforme foncière d’envergure.

Quant à nous, il ne faut pas nous satisfaire de ce que nous avons déjà fait. Nous devons être exemplaires ! Nous sommes, en France, sur le bon chemin, malgré tout ce que raconte les écologistes radicaux !

Nous organisons le 15 juin une convention sur ce sujet à Force Républicaine, pour participer à la prise de conscience et aussi, parce que les français le demandent, pour faire la part des choses entre l’idéologie et l’écologie !

Nous souhaitons sortir de l’écologie politique pour promouvoir l’écologie du bien commun !

La terre a connu 5 extinctions de masse, ce serait la 6ème.

La terre en a vu d’autre . Elle nous survivra ! Aujourd’hui, la question est plus celle de l’humanité ! Car l’homme n’a pas toujours habité la terre … et la terre peut vivre sans l’homme ! C’est l’humanité qui serait en danger si elle ne vivait pas en cohérence avec la planète qui la nourrit. L’enjeu fondamental est de ne pas hypothéquer l’avenir et de consommer ce que la planète est capable de nous donner. Mais, contrairement à l’idéologie dominante, il faut prendre conscience, aussi, que la planète peut nous donner plus à condition de mieux la comprendre et de mieux la connaître, de la respecter.

Ce rapport comme l’écrivent ses auteurs est un rapport de “prise de conscience”. C’est un rapport d’espoir en la sagesse de l’humanité !

N’en faisons pas un instrument de politique politicienne ! Ne l’instrumentalisons pas comme le font les ténors de LREM, EELV, FI, … qui appellent à ne plus manger de viande alors que cette préconisation ne fait pas partie de celles mentionnées dans le rapport initial.

Nourrir 10 milliards de personnes en 2050 de façon « durable » implique une transformation de la production agricole, une meilleure gestion de l’eau, mais aussi des habitudes de consommation (régime alimentaire, gaspillage alimentaire), souligne le rapport.

Dans son intervention très opportuniste sur la biodiversité, le Président annonçait des mesures qui, pour la plupart, sont déjà toutes votées. Des processus qui ont été engagés par ses prédécesseurs depuis 20 ans !

Le Président prenait la parole, le jour même où on annonçait la fin du « train des primeurs » de Rungis, et bientôt 25.000 camions en plus sur les routes !

Monsieur le Président, il est urgent de passer des belles paroles aux actes ! On ne protégera pas la biodiversité avec des discours !

Entre dire et faire, il y a place pour la sincérité !