Islamo-gauchisme : la liberté académique existe-t-elle toujours dans les universités françaises ?

Une fois n’est pas coutume, il convient de saluer les personnalités politiques qui font preuve de courage dans l’exercice de leurs responsabilités, y compris quand elles émanent d’une autre formation politique.

C’est le cas de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, qui souhaite ouvrir une enquête sur l’islamo-gauchisme après avoir déclaré : « L’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble et l’université n’est pas imperméable. »

La polémique ne s’est pas faite attendre et il est amusant de constater que ceux qui ont fait du « privilège blanc » du « racisme systémique », de la « domination hétéro-patriarcale » des concepts scientifiques indéboulonnables sont ceux-là même qui refusent catégoriquement la réalité de l’islamo-gauchisme parce qu’elle manquerait de scientificité. L’hypocrisie intellectuelle n’est jamais loin.

Mais au fond, peu importe. L’islamo-gauchisme n’est pas une discipline scientifique mais une idéologie politique qui pénètre les milieux universitaires. Et la question sous-jacente à laquelle l’enquête devra répondre est la suivante : la liberté académique existe-t-elle toujours dans les universités françaises ?

Parce que, ce qui est à craindre, c’est la force dévastatrice de cette tyrannie de la pensée. Cette opinion unique, fondée sur les questions de race, de religion, d’identité et de genre, qui exclut toutes les études qui ne se fonderaient pas sur ses présupposés, est à la manœuvre : Bernard Rougier et son livre sur Les territoires conquis de l’islamisme, financé par la région Île-de-France faute d’avoir pu trouver un soutien intellectuel et financier dans une université, en est une preuve. Mohamed Sifaoui, écrivain-journaliste, empêché par l’université de la Sorbonne de dispenser une formation sur la « prévention du radicalisme, et sur la détection des signaux faibles », en est une autre. Des étudiants de Sciences Po Paris qui demandent la mise en place d’un module obligatoire pour rééduquer les « étudiants non-racisés qui continuent à perpétuer du racisme », c’est un exemple de plus !

Peu à peu, l’université devient l’otage de la pensée unique ; cette pensée héritée de mai 68 et devenue dogme qui présente des réalités revues et corrigées. Ses adeptes bruyants et nombreux parent leur agenda et leur idéologie de méthodes pseudo-scientifiques ; ils ne font en réalité que réciter leur catéchisme : celui de l’islamo-gauchisme.