Le gouvernement a parlé trop vite en banalisant ces terribles meurtres.1 min read

Ce que nous apprenons sur le fonctionnaire de police qui a tué quatre de ses collègues est d’une incroyable gravité.
L’homme montrait bien des signes de radicalisation ce qui avait depuis longtemps alerté certains de ses collègues sans que cela ne produise aucun effet.
Pourquoi rien n’a été fait alors qu’il travaillait dans un des services les plus sensibles de la préfecture de police ? Comment cela est il même imaginable ?
Chaque révélations dans ce dossier révèle un échec du gouvernement jusqu’à l’Iman que fréquentait Mikael Harpon qui était visé d’une mesure d’expulsion du territoire non appliquée.
Ce n’est pas en fermant les yeux sur la radicalisation islamiste, en feignant de croire qu’elle n’existe pas, que nous serons en mesure de la combattre. Ce n’est pas en jetant à la figure de ceux qui s’en inquiète le qualificatif d’islamophobe que nous nous protégerons.
Les propos du ministre de l’intérieur sont à cet égard édifiants.
Le gouvernement a parlé trop vite en banalisant ces terribles meurtres.
En retardant la saisine du parquet antiterroriste et en refusant de nommer les choses, le gouvernement à tenté de relativiser des faits d’une extrême gravité.
Voilà qui est de nature à inquiéter légitimement nos concitoyens sur la capacité de ce gouvernement à lutter contre les dérives qui conduisent au terrorisme islamiste.

Bruno RETAILLEAU