Lettre de Bruno RETAILLEAU aux Français : « nous pouvons remettre la France en ordre »

Saint-Malô du Bois, le 3 novembre 2020

 

Mes chers compatriotes,

Pour la France, l’heure des grands débats est passée. Pour la France désormais, c’est l’heure des choix.

Aujourd’hui, notre pays est à la croisée de son destin.

Malgré le courage de nos forces vives, notre économie est sur le flanc et nos emplois fragilisés, et pas seulement par la crise sanitaire. Malgré l’engagement de nos fonctionnaires notre Etat est à terre, suradministré, surendetté, sous équipé. Malgré la grandeur de notre histoire et la saveur de notre culture, notre nation est déchirée, la France est morcelée. Et la politique, bavarde et impotente, noie dans des discours que plus personne n’écoute son incapacité à agir. A renverser le cours des choses. A inverser la tendance.

La politique est désormais impuissante à prendre en mains le destin de la France et permettre aux Français de reprendre le contrôle de leur vie. Pourtant je ne veux pas me résigner. Je ne veux pas que les Français se résignent.

Seulement, il n’est plus temps de faire semblant. Les épreuves que nous vivons exigent un devoir de vérité. Vérité sur la situation. Vérité sur les solutions. Vérité, aussi, sur nos convictions puisque seule la cohérence et la clarté permettront de soigner la confiance blessée des Français. C’est à cette exigence de vérité que je veux me plier. Sans ruser. Sans tricher. C’est dans la vérité que je veux dire aux Français ce que je crois et ce que je crois pouvoir faire.

Je crois à l’ordre.

L’ordre comme condition de l’égalité, parce que de l’anarchie naît toujours l’injustice. L’ordre comme protecteur de nos libertés, d’entreprendre, d’éduquer, de penser. Ces libertés françaises si chèrement acquises mais si souvent abandonnées dès que surgissent les corporatismes, les communautarismes, les conformismes. L’ordre comme tuteur de la politique car s’abandonner au mouvement sans s’arrimer à ces repères sûrs et solides que sont la loi, la culture ou la souveraineté, c’est exposer son destin à tous les vents. L’ordre en définitive comme remède au grand désordre dans lequel notre pays est plongé.

Car partout où se porte le regard des Français, le désordre domine.

Le désordre est dans nos rues ensauvagées, nos quartiers islamisés. Ce désordre que paient de leur sécurité, et parfois davantage, les plus modestes d’entre nous, exposés à toutes les violences quand les plus aisés sont protégés derrière le mur de l’argent, dans les beaux quartiers, à l’abri des barbaries.   

Le désordre est aussi dans l’Etat. Il est dans le marais de ses 400 000 normes où s’est noyée son efficacité. Il est dans le méandre des 1200 opérateurs et agences publiques où s’est évanouie la responsabilité.  Il est dans la dérive des comptes publics où s’est défaite notre prospérité puisque l’Etat prélève chaque année plus de la moitié de la richesse créée par les Français et affiche des performances toujours plus médiocres, de l’éducation jusqu’à la santé.  Des Français qui ne travaillent plus d’abord pour eux et pour leurs enfants, mais pour nourrir une machine bureaucratique toujours plus vorace et inefficace, comme l’a montré la gestion chaotique de la crise sanitaire. Je sais bien que le sérieux budgétaire ne rend pas populaire. Mais je sais aussi que chez les responsables publics, l’argent facile est une addiction. Une addiction contre laquelle ils luttent d’autant moins que cet argent n’est pas le leur. Je sais surtout que le « quoi qu’il en coûte » d’Emmanuel Macron est un poison. Un poison que devront boire les futures générations. Car en faisant des chèques en bois, nous leur faisons les poches. Des comptes sociaux plombés, une dette abyssale, des sommets d’impôts à payer : est-ce vraiment l’héritage empoisonné que nous voulons leur laisser ? Ce désordre moral né de nos désordres financiers, je le refuse. Dans une société équilibrée, les parents ne prennent pas aux enfants, ils en prennent soin.

Mais le désordre est aussi dans les esprits. Quand les policiers sont jugés coupables d’une haine qu’ils subissent ; quand on accuse Mila et qu’on excuse les fatwas ; quand un premier de cordée toise dans une gare les gens « qui ne sont rien » ; quand c’est la guerre de tous contre tous, entre les classes, entre les sexes, entre les races ; le désordre est partout.

Le désordre est partout, mais le sursaut est possible.

Si je veux défendre mes idées dans un moment où la France est frappée par de multiples crises, ce n’est ni pour déplorer ni pour témoigner. J’ai la conviction profonde que pour la France, rien n’est joué. Tout peut encore être sauvé. Mais à la condition d’en finir avec ces politiques désordonnées qui ont créé le désordre. Produire avant de consommer, punir plutôt qu’excuser, vivre au lieu de subir : nous pouvons encore remettre à l’endroit ce qui a été inversé.

Nous pouvons remettre la France en ordre.

Nous pouvons remettre de l’ordre dans notre justice, créer des courtes peines de prison dès les premiers délits afin de prévenir le crime, supprimer les rappels à la loi, rétablir les peines planchers et mettre fin aux sursis systématiques comme aux libérations automatiques, garantir l’impartialité des juges par l’interdiction de l’appartenance syndicale et la diversification de leur recrutement, accélérer le cours de la justice à travers une augmentation du nombre de magistrats et des greffiers ainsi qu’une simplification des procédures. Je veux une révolution pénale. Je veux qu’on traite enfin les causes au lieu de gérer vainement, lâchement, les conséquences. Soyons courageux, soyons honnêtes ; nous ne mettrons fin aux insécurités qu’en mettant un terme à ce qui les alimente : le laisser-aller judiciaire qui nous a désarmés et le laisser-aller migratoire qui nous a submergés.

Nous pouvons remettre de l’ordre à nos frontières, mettre en place, avec nos voisins européens, comme nous avions commencé à le faire avec l’opération Sophia, un blocus sécuritaire et humanitaire en Méditerranée pour casser les filières d’immigration illégale, exiger que les demandes d’asile soient déposées et traitées dans les pays d’accueil ou de transit, remettre à plat la législation s’appliquant aux étrangers afin que nous puissions enfin expulser tous ceux qui ne respectent pas nos lois. Combien d’imams prêchant la haine, de délinquants multirécidivistes, de clandestins radicalisés sont toujours présents sur notre territoire, protégés par ces multiples exceptions juridiques qui décrédibilisent la règle de droit, qu’elle soit française ou européenne ? Combien de décisions d’éloignement du territoire ont-elles été mises à l’index par une CEDH qui, au nom d’une conception dévoyée des droits de l’homme, piétine le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, notre choix d’être et de rester nous-mêmes ? Je crois aux souverainetés, aux identités. Parce que je crois à l’altérité. Être de partout, c’est se priver de la rencontre avec un ailleurs. Je ne vois aucune diversité dans ce Nomad’s land où les cultures sont écrasées, aplaties par le rouleau compresseur de la mobilité effrénée. Je ne vois aucune humanité dans ces nouveaux bidonvilles, ces favelas au cœur de nos cités où notre fausse générosité a parqué tant de désespérés. En leur ouvrant nos portes, nous les avons mis à la rue.

Nous pouvons remettre de l’ordre dans notre système de santé, si nous augmentons le nombre de soignants en diminuant le nombre de postes administratifs, si nous ouvrons plus de lits de réanimation au lieu d’ouvrir de nouveaux services bureaucratiques dont les coûts creusent la pénurie. Nous pouvons supprimer les agences régionales de santé, revaloriser la médecine libérale, rendre plus autonomes les établissements hospitaliers. Qui mieux que les soignants savent comment il faut soigner ? Nous pouvons reconstruire une filière européenne et française du médicament, ne pas rembourser les médicaments stratégiques venant de Chine, d’Inde ou d’ailleurs quand leurs équivalents sont produits chez nous, en Europe.

Nous pouvons remettre de l’ordre à l’école, si nous remettons de l’autorité et de la liberté. De l’autorité à travers des sanctions immédiates aux premiers actes de violence ou par la suspension des allocations familiales lorsque les parents sont manifestement négligents et défaillants. Et de la liberté parce que les bataillons de décrocheurs, toujours plus nombreux, sont aussi le produit d’un système éducatif toujours plus étriqué, d’un enseignement toujours plus uniformisé, comme d’un pédagogisme toujours moins exigeant et toujours plus discriminant. L’égalitarisme a tué l’égalité. Je veux créer un grand Ministère de la Formation. Je veux faire tomber les murs derrière lesquels s’est confinée l’Education Nationale, loin du monde du travail, des familles, de cette société qui parce qu’elle bouge, se cultive, s’informe, peut enseigner comme elle s’enseigne déjà elle-même. Je veux ouvrir en grand les fenêtres de l’innovation pédagogique, pour instruire autrement, pour transmettre différemment, par de nouvelles méthodes, de nouvelles écoles. Je veux un crédit formation pour chaque jeune français, afin qu’avec sa famille, ses éducateurs, il puisse choisir l’établissement ou l’accompagnement qui lui convient et dont il a besoin, qu’il soit public ou privé. Il y a tant d’intelligences éducatives à soutenir ! Tant d’enfants dont les talents différents ne demandent qu’à éclore et grandir !

Nous pouvons remettre de l’ordre dans notre économie, si nous remettons le travail au centre de tout. Ce travail qu’on crée quand l’activité est libérée. Ce travail qui paie quand les impôts et les charges sont diminués. Je veux garantir l’équivalent d’un 13ème mois pour les salariés les plus modestes ; augmenter le pouvoir d’achat de ceux qui font tourner nos usines, grandir nos PME, vivre nos entreprises artisanales. Sans les agriculteurs et les salariés de l’agroalimentaire, sans les employés de la grande distribution, sans les manutentionnaires, les chauffeurs routiers, sans tous ceux qui constituent le socle de l’économie réelle, la France aurait sombré au printemps dernier. Nous avons une dette à l’égard de cette France de la production, du travail, de l’effort partagé. Payer cette dette, c’est lui garantir un travail qui paie. Assez d’impositions, de cotisations, de contributions. Rendons aux travailleurs le fruit de leur travail.

Nous pouvons remettre de l’ordre dans nos politiques sociales, reprendre aux fraudeurs les milliards d’euros qu’ils dérobent à la France chaque année et rendre aux familles les plus de 3 milliards d’euros que depuis 2012 l’Etat leur a volés, regrouper les aides pour ne pas inciter à l’inactivité, garantir aux classes moyennes l’accès à des prestations que leur travail a financées, réserver les allocations familiales et les aides aux logements aux étrangers non condamnés et présents légalement en France depuis 5 ans, engager une grande réforme sur le travail et la soumettre directement aux Français dès le début du quinquennat.

Nous pouvons remettre de l’ordre face aux désordres écologiques, parce que le compte à rebours est lancé et que le climat n’attend pas. Ne cédons pas au scepticisme, au relativisme. Mais ne lâchons rien face aux catastrophistes, aux gauchistes, aux durs dingues qui du Sapin de Noël au Tour de France, voudraient éteindre les joies françaises et rallumer les centrales à charbon pour satisfaire leur obsession contre le nucléaire. Contre cette écologie des grands boulevards, je veux une écologie des petites patries, qui mobilise des citoyens enracinés sur leurs territoires, qui vivent d’innovations autant que de sobriété, de libertés autant que de responsabilités. Le combat écologique commence d’abord chez nous. N’attendons pas tout des grandes conférences mondiales ou des sommets internationaux. Seules les Nations peuvent agir. Seuls les Etats peuvent contraindre. Je crois au patriotisme écologique. C’est aux Nations européennes d’installer une frontière verte pour taxer les produits et les pays qui ne respectent pas les Accords de Paris. C’est à l’Etat, avec les entreprises françaises, de faire de la transition énergétique une grande politique de croissance et de puissance, comme il a su le faire au siècle dernier avec l’atome. Nous devons investir massivement, consacrer 1% de notre PIB dans la recherche énergétique, contre 0,05% aujourd’hui.

Nous pouvons remettre de l’ordre en Europe, si nous mettons fin à cette querelle stérile avec les Européens du centre et de l’est du continent, si l’Union européenne respecte enfin les souverainetés et les cultures de chacun. Mais par-dessus tout, nous devons nous protéger. Des migrations, bien sûr. Mais des prédations, également. L’Europe est une basse-cour où nos entreprises se font plumer. Je crois à la liberté, aux vertus de l’échange. Mais dans la vie économique, comme dans la vie tout court, la liberté est d’abord ce que nous en faisons. En cédant à une conception brutale et radicale du marché, l’Europe n’a pas servi la liberté. Elle l’a desservie auprès de ses peuples. SKF, Fagor Brandt, Plysorol : j’ai trop vu chez moi, en Vendée, des entreprises florissantes mettre la clé sous la porte, dévorées par la concurrence sans règles d’une Europe sans frontières. Et ceux qui, dans la classe politique, versent des larmes de crocodile à chaque plan social, ceux-là même ont fait l’autruche pendant des années ! Leur Europe, c’est celle qui a désindustrialisé. Aujourd’hui, à Bridgestone comme ailleurs, l’Etat et les Régions doivent naturellement accompagner les salariés licenciés. Mais le travail des responsables publics n’est pas de faire celui de Pôle Emploi. Nous n’avons pas d’abord été élus pour organiser les reclassements des salariés français mais pour combattre leur déclassement. Je veux que la France exige de l’Europe la réciprocité dans les échanges, la préférence européenne, le renforcement des protections douanières, la refonte du droit européen de la concurrence.

Tout cela, nous le pouvons. Si nous le voulons.

Je crois à la force de la volonté. Cette force qui a tant manqué à ceux qui, pourtant, ne manquaient ni de talent ni d’intelligence. Car l’intelligence n’est rien sans le courage de faire et d’assumer. J’ai vu tant d’hésitations, tant de fausses prudences et de vraies lâchetés. J’ai vu l’Etat se coucher à Notre Dame des Landes comme je le vois plier à Fessenheim ou dans les quartiers islamisés. J’ai vu ma famille politique renoncer comme je la vois parfois hésiter à assumer ses convictions, au risque de jeter dans les bras des démagogues un électorat désabusé. Non, la droite n’a pas toujours été à la hauteur. Oui, la droite a trop souvent désespéré les électeurs. J’ai vu les volontés s’émousser et les facilités s’imposer. Et je sais que seul le suffrage des Français peut faire barrage quand survient la tentation du renoncement. Aussi faudra-t-il, pour que les grandes réformes sur l’Etat, l’immigration ou les retraites soient pleinement réalisées, les soumettre au jugement direct des Français, par référendum, dans l’esprit des institutions voulues par le Général de Gaulle. Les Français ont le droit de décider pour eux-mêmes.

Je crois aussi à la force de l’humilité. Elle ne se confond pas avec cette fausse simplicité qu’empruntent parfois des responsables en quête de popularité. Feindre la proximité, afficher une attitude faussement relâchée est un art auquel je refuserai toujours de me plier. L’humilité, la vraie, c’est ce combat intérieur, permanent, difficile, auquel doit se livrer chaque personne publique qui exerce des responsabilités. Jamais je n’ai confondu mes désirs personnels avec le destin collectif. Jamais je ne me suis rêvé en Président de la République. Voilà ma force. Cette force nécessaire pour empêcher les réveils dangereux auxquels nous ont condamnés les rêveries jupitériennes, avec la crise des gilets jaunes et ce défilé ininterrompu des colères françaises depuis l’élection d’Emmanuel Macron. En démocratie, le pouvoir s’exerce en se partageant ; il se déploie en s’équilibrant. Celui des élus locaux doit être renforcé par une plus grande décentralisation. Celui des parlements doit être respecté, clairement distingué du pouvoir exécutif par un découplage des élections législatives du scrutin présidentiel. Une démocratie moderne doit pouvoir articuler le temps court, celui de l’action, du Parlement et du Gouvernement, avec le temps long, celui de la vision, celle-là même qu’exige la Vème République de ses Présidents.

Enfin, je crois à la force de l’unité. Je suis un homme de droite et je ne l’ai jamais nié. Mais la droite n’est qu’un moyen au service d’une fin : la France. La France est autant à gauche qu’à droite. Combien de fois me suis-je senti plus proche d’un Jean-Pierre Chevènement sur la souveraineté ou d’une Zineb El Rhazoui sur la laïcité ? Combien de combats communs ai-je menés avec des hommes et des femmes de gauche : sur le traité de Lisbonne parce qu’il trahissait la volonté populaire, ou le travail du dimanche parce que le profit ne doit pas être le seul horizon humain. Il y a des causes qui nous dépassent, il y a des luttes qui nous rassemblent pourvu que nous refusions un «En même temps» émollient et trompeur. Je ne crois pas au relativisme qui a fait tant de mal dans le cœur des jeunes Français et ouvert tant d’espace au fatalisme ou au fanatisme. Mais je veux rassembler les bonnes volontés, pourvu qu’elles soient patriotes et républicaines. Je veux fédérer les esprits clairs et les cœurs sincères, pourvu qu’ils soient animés par l’exigence et la loyauté. Car dans la politique trop de coups bas sont portés. Trop de manœuvres sont échafaudées. Et si, pour ma part, je n’ai jamais quitté mon parti, j’en connais aussi ses limites comme j’en subis aujourd’hui ses faiblesses. On n’est jamais fort quand on étouffe le débat. On est toujours faible quand on refuse la démocratie.

Je veux rendre à notre démocratie sa parole, désarmer la police de la pensée, déboulonner ces statues qu’on n’ose plus toucher. Je veux le faire avec tous les amoureux de la liberté, tous les passionnés du débat, tous les adversaires de toutes les omerta, parce que nous sommes la France et que nous devons le rester.

Je veux rendre à la politique son authenticité, car elle se meurt de la communication, des faux-semblants. Je veux rompre avec la politique du papier glacé, rétablir cette hauteur qu’on appelle la pudeur. Une politique de l’altitude plutôt que de l’attitude. Assez d’images. Assez de poses. Assez de trucs auxquels plus personne ne croit ! La politique crève de cette obsession de crever l’écran.

Je veux rendre à la France sa fierté, parce que notre histoire est grande et que nos gloires sont belles. Mais c’est à nous qu’il revient désormais de conquérir les prochaines gloires françaises. Dans la technologie, la défense, la décarbonation de l’économie. C’est à nous de déployer, en métropole comme dans nos outre-mer, le drapeau de l’intelligence et de la puissance. Car tel est notre destin. La France n’est pleinement elle-même que lorsqu’elle se place à l’avant-garde des nations entreprenantes et conquérantes. Je veux défier les déclinistes. Je veux défaire les défaitistes. Non, il n’est pas trop tard ! Non, la France n’est pas trop petite ! Demain, elle peut défier les nouveaux empires comme hier, elle a résisté aux anciens. Pour les nations, rien n’est jamais écrit d’avance. Demain, j’en ai la conviction, si nous le voulons vraiment, la France peut revenir au premier rang des grandes puissances. Je crois au sursaut français.

La plupart d’entre nous n’a pas choisi d’être Français mais il revient à chacun de choisir, ou non, la France. Certains ont choisi un autre chemin, un « nouveau monde ». Ce choix ne sera jamais le mien.

J’ai choisi de servir la France. J’ai choisi la force et la simplicité des convictions.

Bruno RETAILLEAU


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