Lycéennes voilées pendant les cours : le Gouvernement ne peut pas rester dans l’ambiguïté1 min read

COMMUNIQUÉ

Moins d’un mois après que la rectrice de l’académie de Versailles ait refusé de visiter une école à Clamart en raison de la présence de mères voilées dans l’établissement, l’Express révèle que dans un lycée de Seine-Saint-Denis, des lycéennes voilées assistent à certains cours et que dans un établissement des Hauts-de-Seine les manifestations communautaires sont nombreuses et même tolérées.

Ces révélations sont une confirmation de ce que beaucoup savent mais que trop peu osent dire : aujourd’hui l’islam politique progresse et la République recule. Elle recule lorsque l’interdiction des signes religieux à l’école publique n’est plus respectée. Elle recule lorsque les menus communautaires sont autorisés et que certains contenus ne peuvent plus être enseignés. Elle recule aussi lorsque le Gouvernement refuse d’interdire le port du voile islamique pour les accompagnants scolaires que le Sénat a voté.

Face à cette dérive, le Gouvernement ne peut pas rester dans l’ambiguïté. Jean Michel Blanquer doit s’expliquer. Le Ministre de l’Education Nationale ne peut pas affirmer d’un côté que « le voile n’est pas souhaitable » et tolérer la présence d’élèves voilées à l’école de la République, en dépit de la loi de 2004. Cet « en même temps » est insupportable, ces accommodements déraisonnables sont irresponsables : à force de composer, c’est la République qui se décompose. J’attends du Gouvernement qu’il envoie un message clair : la laïcité n’est pas négociable, la République n’est pas à géométrie variable.

Bruno RETAILLEAU