Notre projet

Se former, échanger et proposer !

La dette

4 avril 2018

Le monde entier danse autour du volcan plus que jamais actif de ses dettes abyssales. Selon le FMI, la dette mondiale s’élève à 115 000 milliards d’euros soit 235% du PIB mondial. Selon d’autres instituts financiers, le total des dettes publiques et privées culminerait à 192 000 milliards d’euros, soit 324% du PIB mondial. Autant dire une pure folie.

Dans ce contexte gravissime, la France continue d’augmenter sa propre dette pourtant colossale : Plus de 2000 milliards d’euros pour la partie publique soit 97% du PIB (alors qu’elle n’était que de 20% en 1980 !).

A chaque heure qui passe, la France s’endette de 10 millions d’euros supplémentaires. A cela, il faut ajouter les dettes privées. Le cumul dette publique et dette privée représente alors 240% du PIB.

La France doit emprunter chaque année 200 milliards d’euros pour faire face à sa dette publique. Celle-ci coûte très chère puisque le service de la dette est devenu la deuxième dépense de l’Etat juste derrière l’Education nationale et devant le budget de la défense, avec un coût de l’ordre de 40 milliards d’euros. Autant d’argent stérilisé alors que les besoins sont partout importants et que les moyens manquent.

Pourquoi en est-on arrivé là ? Dans l’après-guerre, puis dans les trente glorieuses, le monde a bénéficié d’une croissance soutenue qui a permis, notamment dans les pays développés et en France en particulier de financer une dépense publique en forte hausse. Depuis les années 70/80, la croissance s’est ralentie mais la dépense publique a continué à augmenter fortement. Elle était de 41% du PIB en 1974 et vient d’atteindre le record de 56% du PIB. Résultat : Le déficit public n’a cessé de croitre d’année en année pour atteindre, dans notre pays, de l’ordre de 100 milliards d’euros chaque année.

Au lieu de limiter cette dépense publique, ce qui n’aurait été que pur bon sens, les gouvernements successifs ont presque tous fait l’inverse. Ils ont continué de l’augmenter et, pour tenter de la financer, ils ont eu recours, d’une part aux impôts (la pression fiscale passe de 34% du PIB en 1970 à 46% maintenant) et d’autre part, massivement à l’emprunt.

Force Républicaine tire la sonnette d’alarme. Il n’est plus possible de continuer ainsi. Déjà la lourde crise de 2008/2009 fut une crise d’excès d’endettement. Or, la dette mondiale n’a cessé de croître depuis. Pour la seule année 2016, les entreprises chinoises ont emprunté 560 milliards d’euros supplémentaires. Aux Etats-Unis, la seule dette des ménages atteint désormais 70% du PIB américain, soit 16 000 milliards d’euros auxquels s’ajoutent les 20 000 milliards d’euros de dette publique.

Les pays émergents ne sont malheureusement pas en reste, leurs dettes cumulées ayant aussi augmenté pour atteindre 56 000 milliards d’euros actuellement. Devant la volatilité des marchés financiers, le risque est donc d’une part une défiance entraînant la remontée des taux d’intérêt et donc un coût supplémentaire de la dette qui sera difficile à éponger alors qu’il est déjà très élevé et d’autre part le risque d’insolvabilité de certains pays engendrant une déstabilisation financière internationale. Bref, «un coup de tonnerre dans un ciel bleu» aux conséquences imprévisibles.

La réduction de la dette doit être une priorité nationale et cela ne l’est pas aujourd’hui. Il y a pourtant urgence.

Cela exige de:

  • Réduire la dépense publique pour parvenir à un déficit public 0.
  • Améliorer la croissance pour augmenter les recettes de l’Etat sans accroitre la pression fiscale déjà trop élevée.

OBJECTIF : DÉFICIT 0

Pour arriver à un déficit public 0 en 5 à 7 ans, il convient de réaliser une économie s’établissant dans une fourchette de 100 à 120 milliards d’euros à terme (soit 9% d’une dépense qui atteint 1300 milliards), soit 20 milliards d’euros par an. Force Républicaine considère que cet objectif est réaliste et peut être atteint, non seulement sans réduire le service public mais au contraire en l’améliorant. En effet, l’économie affichée prend en compte le retour à l’équilibre budgétaire pour 70/80 milliards, la baisse des prélèvements obligatoires pour 20 à 30 milliards et des dépenses supplémentaires notamment pour renforcer les fonctions régaliennes de l’Etat qui en ont cruellement besoin (justice, sécurité, défense) à hauteur de 10/20 milliards. Pour atteindre cet objectif, Force Républicaine propose, immédiatement, cinq mesures incontournables faute de quoi le déficit perdurera, les impôts continueront de pénaliser l’activité du pays et l’Etat continuera de faire avec des bouts de chandelle là où il est pourtant urgent de renforcer ses moyens.

1. Réduire de l’ordre de 500 000, les effectifs des trois fonctions publiques aujourd’hui de 5,5 millions, soit une diminution de 9% ce qui ramènerait ces effectifs à ce qu’ils étaient dans la fin des années 1990. Cette mesure, étalée sur 5 à 7 ans est possible sans toucher au statut des fonctionnaires et sans recourir à des départs contraints de la fonction publique. La raison en est simple : Les départs en retraite de l’ordre de 100 000 par an auxquels s’ajoutent l’arrivée à échéance de contrats à durée déterminée ainsi que les départs volontaires de la fonction publique donnent une marge de manœuvre de l’ordre d’un million de postes. De telle sorte que l’objectif de Force Républicaine peut être atteint en ne remplaçant pas un départ sur deux. Cela exige en retour la mise en place d’une gestion prévisionnelle fine des ressources humaines qui, malheureusement, n’existe pas aujourd’hui. A la clé, une économie potentielle de plus de 20 milliards.

2. Le retour aux 39 heures dans les fonctions publiques afin d’éviter que la suppression des 500 000 postes ne nuisent à la qualité du service public. Force Républicaine est conscient de l’effort demandé aux fonctionnaires et propose que les fruits de cette réforme soient justement partagés entre les économies réalisées et l’augmentation du pouvoir d’achat des fonctionnaires.

3. La modernisation en profondeur de l’Etat, des collectivités locales et de l’hôpital dans le but d’en améliorer l’efficacité au profit de nos concitoyens, de les recentrer sur leurs principales missions, de simplifier leur fonctionnement et de mieux répondre aux demandes des personnels. C’est un vaste chantier et un potentiel substantiel d’économies. Force Républicaine propose de l’ouvrir en étroite concertation avec la représentation syndicale et de le conduire dans une logique gagnant-gagnant.

4. Allonger l’âge légal de la retraite à taux plein à 65 ans pour une économie de 25 à 30 milliards d’euros. Cette mesure est indispensable pour sauvegarder à terme nos régimes de retraite et préserver le pouvoir d’achat des retraités qui, sinon, continuera de s’effriter.

5. Construire chaque loi de finances sur la base d’une croissance budgétaire 0 en valeur. Cette mesure qui peut sembler technique de prime abord est essentielle pour commencer à corriger la trajectoire inflationniste de nos finances publiques et générer une économie de plusieurs milliards par an.

RELANCER LA CROISSANCE

Pendant les Trentes Glorieuses, entre 1945 et 1975, la France a bénéficié d’un taux de croissance supérieur d’un point à celui des pays de la zone euro. Depuis, on est à 0,5 point en dessous de cette moyenne. Les causes en sont multiples et connues : Perte de compétitivité de l’économie française, croissance ininterrompue des charges et des impôts, poids des normes et réglementations… L’objectif : Au minimum, revenir durablement dans la moyenne de la croissance européenne, c’est-à-dire gagner entre 0,5 et 1 point de croissance, soit 10 à 20 milliards par an, dont presque la moitié en gain de recettes. C’est donc une politique économique radicalement différente des précédentes que Force Républicaine défend. Elle s’articule autour de trois idées fortes.

6. Baisser massivement les charges des entreprises de l’ordre de 20 milliards d’euros, afin d’obtenir un effet immédiat sur la compétitivité, la croissance et l’emploi.

7. Mettre un terme à une inflation normative aussi absurde que pénalisante en supprimant notamment les normes venant s’ajouter aux normes européennes, lorsqu’elles nuisent à notre compétitivité.

8. Relancer le pouvoir d’achat des ménages par une baisse des prélèvements fiscaux de l’ordre de 10 milliards comprenant notamment une baisse des cotisations sociales et le développement de l’intéressement des salariés, le rétablissement de l’universalité des allocations familiales et le relèvement du plafond du quotient familial.

Contribuez au projet, envoyez-nous vos propositions !



3000

Cette zone de texte est limitée à 3000 signes. Si vous souhaitez envoyer une contribution plus longue, merci d’envoyer un email à : contact@force-republicaine.fr

C'est ensembleque nous réussironsla refondation intellectuelleet programmatiquede la droite !